« Les barrières ont parfaitement fonctionné », a assuré mardi sur place Jean Castex, président directeur général de la SNCF. Le conducteur du train est mort dans l’accident survenu mardi et 15 personnes ont été blessées.
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Le passage à niveau où un TGV est entré en collision avec un poids lourd mardi 7 avril au matin à Bully-les-Mines (Pas-de-Calais) n’était pas référencé comme particulièrement dangereux, a appris France Inter auprès de SNCF Réseau. Le conducteur du train, âgé de 56 ans, a perdu la vie dans l’accident. 15 personnes ont été blessées, dont deux se trouvent en urgence absolue.
Le passage à niveau n’était pas inscrit dans le programme de sécurisation national, qui liste les 146 passages prioritaires à sécuriser car accidentogènes, et dont la dernière actualisation date de 2024.
L’accident « est survenu à un passage à niveau en état de fonctionnement normal » et dont « les barrières ont parfaitement fonctionné, » a assuré mardi sur place Jean Castex, président directeur général de la SNCF. Un TER y était passé sans difficultés quelques minutes avant le TGV.
La région des Hauts-de-France est, avec l’Île-de-France, celle qui a le plus de passages à niveau : 1.800 sur 15.000 au niveau national, selon le vice-président de la Région en charge des Transports, Christophe Coulon. À ce titre, ils sont particulièrement surveillés, a rappelé Jean Castex.
Il n’y a aucun passage à niveau sur les lignes à grande vitesse. Dans l’accident de mardi, le TGV circulait sur une partie TER, à 160 km/h, a souligné le préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch.