Imported Article – 2026-04-09 07:48:05






Renforcement des contrôles sur l’absentéisme au travail

Absentéisme en entreprise: le gouvernement va mettre en place un « bouton d'alerte », pour « renforcer les contrôles »

À quelques heures de l’annonce d’économies ciblées sur les arrêts de travail de longue durée, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a confirmé le souhait du gouvernement de renforcer les contrôles. Ce sujet sensible, évoqué ce jeudi 9 avril, ne sera pas traité par des moyens conventionnels. En effet, il n’y aura « pas de tabou » sur la question des arrêts maladie et des jours de carence.

Jean-Pierre Farandou a souligné que ces abus coûtent « très cher à la Sécurité sociale » et « désorganisent le bon fonctionnement des entreprises ». Pour remédier à cela, le ministre a présenté deux initiatives : un kit de prévention accessible sur le site du ministère du Travail et un « bouton d’alerte » qui pourra être déclenché en cas de « situation douteuse » liée à l’absentéisme d’un salarié.

« C’est déjà le cas aujourd’hui, mais ce sera plus facile et plus direct. Un chef d’entreprise pourra solliciter la Caisse nationale d’assurance maladie pour déclencher des contrôles », a-t-il précisé. Farandou met l’accent sur la nécessité d’une action rapide et efficace face à ce fléau, qui impacte gravement les finances publiques.

Préciser les mesures de prévention et les jours de carence

En parallèle, Jean-Pierre Farandou a fait part de son désir de « travailler sur la prévention », en collaboration avec les entreprises, notamment pour réduire les accidents du travail, qui représentent une importante source d’arrêts maladie. Le ministre souhaite aider les entreprises à construire des plans de prévention « plus efficaces » et à améliorer les conditions de travail.

« Ce qui coûte le plus cher à la Sécurité sociale, ce sont les arrêts longs. Rester deux ou trois ans sans travailler, ce n’est bon ni pour le salarié, ni pour l’entreprise », a-t-il souligné. Concernant les jours de carence, l’ancien directeur de la SNCF a affirmé sa volonté d’« ouvrir le débat » et d’explorer toutes les pistes en étroite collaboration avec les partenaires sociaux. « Il n’y a pas de tabou, mais il faut passer par le dialogue social. Ce sont des décisions qui ne peuvent pas être prises unilatéralement », a-t-il ajouté.

En ce qui concerne la vérification des arrêts maladie, Jean-Pierre Farandou a évoqué la possibilité d’avoir recours à un « double avis médical » afin de compléter les évaluations faites par les médecins traitants. Cette approche vise à garantir une meilleure efficacité des contrôles et une réponse adéquate face à des cas potentiellement abusifs.



SOURCE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *