Reporter sans frontières (RSF) a dénoncé « le meurtre » de Mohammed Wishah, soulignant que ce dernier est le deuxième journaliste tué par l’armée israélienne depuis le début du cessez-le-feu, après Amal El Shamali, journaliste indépendante tuée par un drone le 9 mars 2026.
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(ABDALHKEM ABU RIASH / ANADOLU / AFP)
L’armée israélienne a affirmé, le jeudi 9 avril, que le correspondant à Gaza de la chaîne d’information Al Jazeera, Mohammed Wishah, tué mercredi par une frappe de drone israélien, était un membre du mouvement islamiste palestinien Hamas qui « opérait sous le couvert » du journalisme. L’armée a accusé Mohammed Wishah d’être « un membre clé du quartier général chargé de la production de roquettes et d’armements du Hamas, qui planifiait des attaques » contre ses soldats opérant dans la zone.
La chaîne qatarie a fermement condamné la mort du journaliste, ciblé dans son véhicule dans l’ouest de la bande de Gaza, dénonçant un « crime délibéré et ciblé visant à intimider les journalistes ». Dans un communiqué, Al Jazeera a précisé qu’elle engagerait « toutes les actions juridiques nécessaires pour poursuivre les responsables du meurtre de ses correspondants et de son personnel à Gaza, et pour que justice soit rendue à ces derniers et à tous les journalistes tombés au champ d’honneur. »
Selon RSF, plus de 220 journalistes ont été tués depuis octobre 2023 par l’armée israélienne à Gaza, dont au moins 70 dans l’exercice de leurs fonctions. L’État d’Israël n’est pas signataire du protocole additionnel de 1979 aux Conventions de Genève, qui ont posé les règles modernes du droit de la guerre après celle de 39-45. Ce protocole stipule que les journalistes en zone de conflit armé sont considérés comme des civils et « protégés en tant que tels (…) à la condition de n’entreprendre aucune action qui porte atteinte à leur statut de personnes civiles. »