Le rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, qui doit être publié le 4 mai, relance le débat sur la neutralité des figures de l’audiovisuel public. Il interroge aussi les limites à poser à leurs prises de parole en ligne.

GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Le sujet avait provoqué un débat entre élus et journalistes. En février dernier, le présentateur Hugo Clément avait été longuement interrogé par la commission d’enquête sur son expression en ligne. Certains députés lui reprochaient ses positions militantes, ce à quoi il avait réagi en affirmant sa liberté d’expression : « Je suis libre, je dis ce que je veux, que ça plaise ou non, c’est important et pour moi c’est vraiment cardinal dans ma manière de travailler. […] Et il y a par ailleurs mon expression personnelle sur mes réseaux privés […] et sur lesquels je dis absolument ce que je veux et je continuerai à le faire. »
La question se pose : un journaliste doit-il être libre de s’exprimer sur Internet ? Le rapport de la commission d’enquête, qui sera publié le 4 mai après un vote serré des députés, consacre un volet entier à « l’impartialité et la neutralité » des salariés. Sur les 80 recommandations formulées par le rapporteur, le député ciottiste Charles Alloncle, certaines ont déjà fui et font réagir, notamment autour de l’expression des journalistes sur les réseaux sociaux.
Dans un premier temps, la piste d’« interdire aux salariés de France Télévisions d’exprimer des opinions » en ligne a circulé. Cependant, l’entourage du député nuance cette interprétation : « La recommandation n’est pas dans le rapport sous cette forme. Il ne s’agit pas d’interdire aux journalistes de s’exprimer, mais d’instaurer un devoir de réserve pour certaines figures de premier plan, directement associées à des programmes. »
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