François Ruffin reconnaît avoir un antiracisme un peu daté des années 1990 dans sa bande






François Ruffin accusé de racisme et de paternalisme

Le candidat déjà déclaré à la présidentielle de 2027 est accusé de racisme et de paternalisme, en particulier par son ancien mouvement, La France insoumise.

Publié

⚙️ Temps de lecture : 1 min


Le candidat à la présidentielle François Ruffin lors d'un meeting du Front populaire 2027, le 5 mai 2026 à Paris. (XAVIER GALIANA / AFP)
Le candidat à la présidentielle François Ruffin lors d’un meeting du Front populaire 2027, le 5 mai 2026 à Paris. (XAVIER GALIANA / AFP)

« J’entends que ces images peuvent blesser. » Le candidat à la présidentielle François Ruffin (Debout) a admis à Libération, lundi 18 mai dans la soirée, que des séquences de sa bande dessinée, Picardie Splendor, pouvaient « blesser », alors qu’il est accusé de racisme et de paternalisme, en particulier par son ancien mouvement, La France insoumise.

« Ça n’est pas moi, jamais je ne me comporte comme ça », affirme le député de Picardie dans le quotidien, à propos de la principale séquence qui fait polémique. Dans l’ouvrage paru le 7 mai, on le voit, dessiné en costume, dans un train, assister à la verbalisation d’une femme noire, très énervée car estimant que c’est la personne qui lui a vendu son ticket qui a fait une erreur, et non elle qui a voulu frauder.

Un passager de type maghrébin prend la défense de la voyageuse quand les contrôleurs se mettent à la tutoyer. Il se fait, comme elle, tutoyer et menacer d’expulsion du train. François Ruffin intervient alors pour régler l’amende de 11 euros, tout en appelant les uns et les autres au respect mutuel. Sur la dernière image, on le voit bomber le torse face au passager maghrébin, la tête inclinée.

La BD a fait débat sur les réseaux sociaux, où elle est fustigée comme « un condensé de clichés racistes ». « NouvellePhotoDeProfil de femme noire à domestiquer », a réagi la députée LFI Nadège Abomangoli, vice-présidente de l’Assemblée nationale, à propos de la manière dont est dessinée la passagère furieuse. François Ruffin « confirme qu’il ne comprend pas le racisme systémique », s’est encore insurgée la députée du groupe écologiste Danielle Simonnet.

Dans Libération, le député affirme avoir voulu faire de cette BD une « œuvre d’humanité ». Il affirme néanmoins « ne pas se reconnaître dans une planche », « celle du train où un homme racisé baisse la tête pendant que je bombe le torse ». « Mon antiracisme est un peu estampillé années 1990, ‘Blacks, blancs, beurs’ et ça transpire sans doute dans la BD », explique-t-il.

« J’en ai conscience, je dialogue avec des chercheurs, des militants, on en parle. Est-ce que ça fait de moi un raciste ? Non », ajoute François Ruffin. « Au contraire, c’est le message de la BD : parmi les fractures à résorber dans notre pays, il y a la précarité, l’angoisse de l’avenir et, bien sûr, le racisme », développe-t-il encore.



FONTE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *