Lors de ce deuxième procès, la quadragenaire a reconnu avoir envoyé des SMS à l’animateur, lui demandant 30.000 euros alors qu’il était mis en cause pour des violences sexuelles.
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La femme, âgée de 42 ans, avait demandé 30.000 euros par SMS. Elle a été condamnée par la cour d’appel de Versailles à deux ans et demi de prison, dont un an avec sursis, mardi 19 mai, comme l’a appris l’AFP auprès des avocats des deux parties. La mise en cause avait reconnu les faits au cours de cette deuxième audience.
Lors d’un premier procès, le tribunal correctionnel de Nanterre l’avait condamnée à trois ans de prison, dont un an et demi avec sursis, pour tentative de chantage à l’encontre de Sébastien Cauet. L’animateur, qui est toujours à l’antenne sur Europe 2, a été mis en examen en mai 2024 pour des viols et une agression sexuelle commis entre 1997 et 2014 sur quatre femmes, dont trois étaient adolescentes au moment des faits. Cette enquête est toujours en cours.
« Nous sommes évidemment éminemment soulagés que la maîtresse-chanteuse de Sébastien Cauet ait abandonné les dénégations à l’encontre de mon client et par ce fait reconnu son statut de victime de ses agissements », a commenté Jade Dousselin, avocate de l’animateur, auprès de l’AFP. Selon elle, la sanction « très lourde confirme les dommages graves portés » à l’encontre de son client et « confirme aussi, que pour celles et ceux qui tenteraient de dévoyer #MeToo, la justice reste et demeura intraitable ».
« Je ne trouve pas la justice très humaine », a jugé à l’inverse Nicolas Rebbot, représentant la prévenue, qui considère la sanction « extrêmement sévère et injuste » à l’encontre d’une « mère de famille ». « Nous avions fait le travail depuis la première audience pour l’amener à dire la vérité », a-t-il déploré.