Le syndicat des pompiers volontaires porte plainte pour homicide volontaire contre le Sdis après






Drame parmi les pompiers volontaires

Le drame s’est produit le 10 avril dernier pendant un exercice physique individuel effectué par le pompier volontaire décédé.

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Un camion de pompiers. (LEO LIMON / RADIO FRANCE)
Un camion de pompiers. (LEO LIMON / RADIO FRANCE)

Le syndicat des pompiers volontaires annonce mercredi 20 mai porter plainte pour homicide volontaire contre le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) des Landes après le décès d’un pompier volontaire lors d’un entraînement, rapporte ICI Gascogne. L’accident a eu lieu le 10 avril 2026, à Saint-Sever dans les Landes, dans le cadre d’un entraînement physique individuel.

Le syndicat des pompiers volontaires demande l’ouverture d’une enquête pour faire la lumière sur les responsabilités du Sdis. Il dénonce le dispositif d’aptitude mis en place dans le département des Landes. Selon ce syndicat, tous les sapeurs-pompiers, qu’ils soient volontaires ou professionnels, doivent passer des tests pour évaluer leur condition physique. Cependant, contrairement à d’autres Sdis qui proposent un suivi des aptitudes, celui des Landes conditionne à ces résultats le maintien en activité du sapeur-pompier.

Cette spécificité a été imposée par une note de service prise par le directeur départemental « en début d’année », précise Bruno Ménard, le secrétaire général du syndicat. Les pompiers volontaires ne bénéficient pas d’un dispositif d’encadrement de leurs entraînements comme les pompiers professionnels « qui disposent d’un suivi médical adapté et d’entraînements pendant leurs heures de garde, » insiste le syndicat. Ainsi, les agents sont conduits à s’entraîner de manière autonome, en dehors de tout encadrement structuré, par crainte d’être radiés.

Cette absence d’encadrement expose les pompiers à des risques physiques importants. Contrairement aux pompiers volontaires, « les sapeurs-pompiers professionnels peuvent s’entraîner pendant les temps de garde. Ils ont des secouristes autour d’eux. S’il y a un problème, ils ont des défibrillateurs », explique Bruno Ménard. En revanche, aux pompiers volontaires, on dit « débrouillez-vous de votre côté, vous devez être opérationnel le jour, » déplore-t-il.

Toujours d’après le syndicat, le Sdis des Landes refuse d’endosser la responsabilité du décès en considérant que le pompier est mort « sur son temps personnel. » Bruno Ménard déclare : « On a un gars qui a donné des dizaines d’années de sa vie pour les pompiers, on lui dit de s’entraîner de son côté. Il fait un arrêt cardiaque, il meurt, il laisse deux enfants et une femme, mais on lui dit qu’il est parti seul s’entraîner et que ce n’est pas de la responsabilité des pompiers. »

FONTE

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