Répression syndicale : Sophie Binet critique sa mise en examen pour diffamation envers Tefal. Le






CGT et répression syndicale chez Tefal

Par Le Figaro avec AFP

«La CGT alerte depuis des mois sur la dangerosité des PFAS», souligne Sophie Binet.
«La CGT alerte depuis des mois sur la dangerosité des PFAS», souligne Sophie Binet.
François BOUCHON / Le Figaro

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a dénoncé une « répression patronale violente » dans l’entreprise après les sanctions prises à l’encontre d’une élue.

Lors d’une intervention sur France 2, Sophie Binet a exprimé son inquiétude après avoir été mise en examen pour avoir évoqué « la répression syndicale qui sévit à Tefal ». « J’ai appris vendredi que j’étais mise en examen suite à cette dénonciation », a-t-elle déclaré, déplorant que « Tefal pratique tellement la répression syndicale qu’elle ose poursuivre la secrétaire générale de la CGT ». Elle a ajouté que la CGT « alerte depuis des mois sur la dangerosité des PFAS, un composant chimique utilisé pour les poêles de Tefal ».

La déléguée CGT de Tefal a également été sanctionnée en interne pour avoir demandé des clarifications sur ces composants et leur impact sur les salariés, selon le syndicat. À la Fête de l’Huma, Sophie Binet avait dénoncé une « répression patronale violente » chez Tefal, et c’est après ces propos qu’elle a été mise en examen à la suite d’une plainte pour diffamation. Cette mise en examen est automatique en cas de plainte pour diffamation.

« Bâillonner les syndicalistes »

Sophie Binet a annoncé que son syndicat allait « contester aux prud’hommes la semaine prochaine » la sanction visant la déléguée syndicale. Elle a souligné que par cette procédure, Tefal confirme l’ampleur de la répression syndicale et tente de « bâillonner les syndicalistes qui s’expriment sur les conditions de travail ou l’impact environnemental des productions ». Elle a également estimé que « la quasi-totalité des syndicalistes du pays pourraient être mis en examen » et a appelé les législateurs à « enfin mettre sur le tapis une loi pour protéger la liberté d’expression et la liberté syndicale qui aujourd’hui est en danger ».

Sophie Binet avait déjà été mise en examen en décembre pour « injure publique » après avoir qualifié à la radio les patrons de « rats qui quittent le navire », dont « le seul objectif est l’appât du gain ».



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