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Après les violences survenues lors des célébrations de la victoire du PSG le 30 mai à Paris, le bilan s’alourdit avec 178 blessés et des incidents dans 70 villes. Malgré un dispositif policier renforcé, les forces de l’ordre ont été particulièrement ciblées, relançant le débat sur l’ampleur du phénomène.
Des chiffres contrastés
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité. Nous avons observé des images de chaos samedi 30 mai à Paris après la victoire du PSG. Des scènes qui rappellent celles de 2025 lors du premier sacre européen du club. Alors cette année, y a-t-il eu plus de violence ?
La préfecture de police de Paris a comptabilisé les incidents et elle est catégorique : 30 % de faits en moins par rapport à l’année passée. Toutefois, la violence s’est étendue, touchant 70 villes françaises. Elle s’est intensifiée avec pour cible principale les forces de l’ordre. Bilan : 178 blessés, parfois graves, comme une policière touchée à la jambe.
Un dispositif policier renforcé
Grégory Joron, Secrétaire général Unité Police, explique :
« Des fonctionnaires qui ont fait face à des tirs de mortiers, des bombes agricoles, ce qui a généré des blessés assez graves, et des opérations, à des bouteilles d’acide qui leur ont été jetées. »
Face à cette nouvelle donne, le dispositif de samedi était-il adapté ?
Il était en tout cas plus étoffé que l’année dernière, avec 8.000 policiers et gendarmes dans la capitale, 2.500 de plus qu’en 2025. Et selon le ministre de l’Intérieur, les consignes de fermeté ont montré leur efficacité : « Nous avions un gros dispositif qui a fonctionné globalement, puisque nous avons interpellé énormément de personnes, évité de nombreux pillages, même si je déplore évidemment des pillages. » précise Laurent Núñez sur France Inter le 1er juin. Cette stratégie n’a pas suffi à protéger les équipements urbains, ni même le périphérique, envahi une nouvelle fois.
Comparaison avec d’autres pays
Un tel déchaînement de violence relève-t-il d’une exception française ? Deux capitales, deux ambiances. À Londres, dimanche 31 mai, une grande parade festive. Un million et demi de personnes dans les rues et des incidents beaucoup plus limités : 24 arrestations seulement. Mais d’autres pays connaissent eux aussi des violences.
« La France n’est pas un cas isolé. Bien des matchs de football aux Pays-Bas donnent lieu à des heurts spectaculaires, en Belgique aussi, en Pologne, on le sait. En Angleterre, je ne pense pas que ce soit devenu une espèce de paradis » précise Williams Nuytens, sociologue à l’Université d’Artois (Hauts-de-France).
En France, les incidents se multiplient lors des grands rendez-vous festifs. Pour la fête de la musique, le dispositif policier sera renforcé.