Disparition de Lyhanna : des impulsions pour réformer la justice à lElysée. El título no debe






Inaction des pouvoirs publics face à l’enlèvement de Lyhanna

La France entière est en émoi face à l’inaction des pouvoirs publics. Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, a dénoncé sur les réseaux sociaux le fait que le principal suspect, Jérôme Barella, avait déjà fait l’objet de plusieurs plaintes et signalements avant l’enlèvement de la jeune Lyhanna.

Publié le 04/06/2026 à 23:41

Temps de lecture : 2 min

Un dispositif de gendarmerie à Puycasquier
Un dispositif de gendarmerie à Puycasquier (Gers), le 4 juin 2026, près de là où a disparu la collégienne Lyhanna. (ED JONES / AFP)

Suite à l’enlèvement dans le Gers de la jeune Lyhanna, dont le corps a probablement été découvert en fin de journée, plusieurs candidats potentiels ou déclarés à l’Élysée ont exprimé leur préoccupation. Ils ont appelé à une réforme du fonctionnement de la justice et à une meilleure prise en compte de la parole des enfants.

Jordan Bardella a affirmé que l’État avait « lourdement failli » avant cet enlèvement. Il a exprimé que « le peuple français exige des comptes » et que « toute la France est révoltée » par l’inaction face à un suspect qui avait déjà été incriminé à plusieurs reprises.

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a reporté un déplacement prévu et a annoncé qu’il réunirait les ministres de l’Intérieur et de la Justice. Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, a déclaré : « Nous sommes tous terrifiés par ce dysfonctionnement qui révèle notre mauvaise organisation ». Il a souligné que le système judiciaire était en état d’échec et nécessitait une réforme en profondeur.

Bruno Retailleau, président des Républicains (LR) et candidat pour 2027, a affirmé que « notre système judiciaire est une faillite ». Il a insisté sur le fait qu’une société incapable de protéger ses enfants est une société vouée à des conflits internes.

Des dirigeants politiques continuent d’insister sur la nécessité de prendre en compte les témoignages d’enfants. Édouard Philippe, candidat du parti Horizons, a posé la question : « Quand la parole d’un enfant est recueillie ou signalée, pourquoi toute la chaîne de l’État ne se met-elle pas immédiatement en alerte ? » Il a plaidé pour créer un véritable principe de précaution visant à protéger les enfants.

Sur le front gauche, Marine Tondelier, patronne des Écologistes et candidate à l’Élysée, a dénoncé cette affaire comme un symbole d’un « système politico-judiciaire incapable de gérer les violences sexistes et sexuelles ». Mathilde Panot, cheffe des députés LFI, a également appelé à une priorisation de la lutte contre les violences faites aux enfants et aux femmes, dénonçant une domination patriarcale systémique et des années de sous-financement de la justice.



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