
Les plastrons dignes de Cléopâtre et les manchettes représentant les pyramides évoquent un thème cher à la maison : l’Égypte. Un siècle après certaines premières pièces qui ont marqué son histoire, la créatrice signe une collection entière, riche et grandiose.
Les joailliers ont toujours été fascinés par l’Égypte antique. Ses pharaons couverts d’or tant dans la vie que dans la mort, son goût du faste, son génie architectural, ses motifs géométriques et naturels inspirants… Les références à cette civilisation ponctuent l’histoire du bijou, et la plupart des grandes maisons ont suivi tout au long du XXe siècle les différentes vagues d’égyptomanie.
« Chez Van Cleef, les premiers modèles appelés “Motifs égyptiens” datent de 1925, dans le sillage de la découverte par Howard Carter de la tombe de Toutankhamon trois ans plus tôt, raconte Alexandrine Maviel-Sonet, directrice du patrimoine du joaillier. Toutefois, l’appétence pour ce thème traverse l’histoire depuis les Romains. Plus près de nous, les campagnes de Bonaparte à la fin du XVIIIe siècle, à visée militaire, mais aussi scientifique et culturelle, marquent le début d’un intérêt de la France qui ne se démentira jamais. »
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