Les enfants ne sont plus le seul public ciblé par les marques qui se tournent aussi vers les adultes. Ces derniers sont friands d’objets de collection pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros.
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(PIERRE DESTRADE / MAXPPP)
Entre deux cours au collège, Jocelyn rêve devant les deux paquets de cartes Panini qu’il vient d’acheter. « Toutes les cartes font plaisir, mais en particulier celles de l’équipe de France. On a l’album à la maison, » détaille l’adolescent. Jocelyn partage cette passion avec son papa. Lui aussi achète des cartes à l’effigie des joueurs de la Coupe du monde, avec l’espoir d’avoir, un jour, l’équipe des Bleus au grand complet.
Ce plaisir se répand à l’approche de la vingt-troisième Coupe du monde masculine de la FIFA, qui se tiendra du 11 juin au 19 juillet et qui est organisée conjointement par le Mexique, le Canada et les États-Unis. Les ventes mondiales de produits liés au football ont bondi de 160 % cette année. Les cartes à collectionner représentent près de la moitié d’entre elles. Il y a quatre ans, lors du dernier mondial, elles pesaient 80 % dans la balance, mais les figurines et les jeux de construction leur ont fait de la concurrence.
David travaille dans un magasin JouéClub parisien. Il est aux premières loges pour assister à cet engouement. « On fait beaucoup d’allers-retours pour mettre les produits de foot en rayon, » raconte-t-il. « Dès que c’est rempli, on revient, et il y a un trou ! C’est incroyable. Samedi, on a eu beaucoup de monde, et ils sont partis tous avec du foot. »
Le trophée de la Coupe du monde de Lego fait désormais partie des pièces à collectionner. Pour avoir le précieux en main, il suffit de s’armer de patience et d’assembler les 2.850 pièces qui composent la maquette, après s’être tout de même délesté de plus de 150 euros. « Ça s’adresse aux adultes ou aux collectionneurs qui ont plutôt entre 18 et 25 ans et qui sont passionnés de football, » explique David. « Il y a des clients qui se sont procuré l’équipe entière. Il faut compter 500 à 600 euros. Ce ne sont plus les enfants qui viennent acheter. »
Les marques ont bien compris le boost économique que l’événement sportif de l’été peut avoir sur leurs produits. « L’année dernière, il y avait un emballement similaire pour la Formule 1. Cette année, c’est pour le foot, » observe Frédérique Tutt, qui travaille au cabinet Circana en tant qu’experte jouet. « Zuru arrive avec des figurines empaquetées dans des capsules surprises, Hasbro a un Monopoly Coupe du monde… Tous les intervenants internationaux ont signé cette licence. Pour Lego, c’est une première,
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