La facture a quasiment doublé : le projet du Musée du Chat de Geluck annulé définitivement.






Le projet du Musée du Chat à Bruxelles en péril

Le projet du Musée du Chat et du dessin d’humour, annoncé officiellement en 2015, devait initialement ouvrir ses portes en 2019 au cœur touristique de Bruxelles. Cependant, l’artiste belge Philippe Geluck, père du célèbre personnage de bande dessinée, a récemment déclaré qu’il ne mènerait pas le projet à son terme à cause de l’explosion des coûts de construction.

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Le dessinateur Philippe Geluck au musée Maillol, à Paris, en novembre 2025. (JOEL SAGET / AFP)
Le dessinateur Philippe Geluck au musée Maillol, à Paris, en novembre 2025. (JOEL SAGET / AFP)

Philippe Geluck a annoncé lors d’une déclaration fait à l’AFP le jeudi 18 juin qu’il ne poursuivrait pas l’ouverture d’un musée dédié à son personnage emblématique « Le Chat » et au dessin d’humour. Ce retrait fait suite à l’explosion des coûts de construction, qu’il estime avoir quasiment doublé par rapport aux devis établis en 2016. Geluck a confié : « Les crises, les guerres, Ormuz… Tout cela a fait exploser les prix » et a ajouté qu’il « s’est retiré » du projet car « l’équation est impossible à résoudre ».

Les estimations des coûts d’aménagement ont également grimpé, passant de 4,5 millions d’euros à 7 millions d’euros en dix ans. Geluck a exprimé sa frustration face au retard dans la réalisation des travaux de gros œuvre, qui sont pourtant pris en charge par la région Bruxelles-Capitale, partenaire du projet.

Ce musée, qui devait devenir un haut lieu du tourisme à Bruxelles, près du Palais royal, représente une grande référence de la bande dessinée belge. Le Chat, personnage créé par Geluck dans les années 1980, a déjà donné lieu à vingt-cinq albums, reconnus pour leur humour et leurs réflexions sur le monde.

Initialement prévu pour ouvrir en 2019, le complexe a accumulé les retards, poussant Geluck à douter du respect par la région de la date de remise des clés. « Maintenant, ils disent septembre 2026, mais je parie que ce ne sera pas avant décembre », a affirmé le dessinateur.

La région a regretté la décision de Geluck, la qualifiant de « retrait de la prise lui-même dans le dernier kilomètre du marathon ». De plus, les coûts du chantier pour la collectivité ont également augmenté, atteignant maintenant 15 millions d’euros au lieu de 4 millions d’euros comme prévu initialement.

Arnaud Carlot, conseiller du chef de l’exécutif régional, a confirmé que Geluck s’efforçait d’aider à trouver un repreneur pour le projet, qui demeure dédié à l’idée d’un musée. Cependant, les modalités de rupture de la convention de partenariat sont actuellement en cours d’examen par des avocats.



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