Chaque jeudi soir de mai à juillet, le célèbre champ de courses se transforme en une guinguette nouveau genre pour les 18-30 ans. Afterwork, chansons françaises, buvettes et accessoirement, courses hippiques.
Il est 20 heures. La lumière de la golden hour embrase les cinquante-sept hectares de pelouse de l’hippodrome de Paris-Longchamp. En fond sonore, le célébrissime « Moi, je veux mourir sur scène » de Dalida, revisité par un tempo house, fait s’époumoner chaque jeudi de mai à juillet, une jeunesse (a priori) sortie des beaux quartiers de l’Ouest parisien.
Des classiques en direct
« On ne vient pas ici pour écouter du rap, mais pour écouter de vieux classiques, » affirme un groupe de jeunes filles du lycée Pasteur à Neuilly, venues célébrer la fin des épreuves du bac lors de cette soirée Jeuxdi. « C’est la variété française comme Francis Cabrel, Jean-Jacques Goldman, Gilbert Montagné qui nous a conquises ! »
Sur la piste, les claquements métalliques des stalles de départ rythment la soirée, toutes les trente minutes jusqu’à 21 heures. Mais pour la majorité des 5 000 personnes venues ce jeudi 18 juin, le sport hippique n’est qu’un somptueux décor. « La première fois que je suis venue, j’ai cru que les jockeys… »
Une ambiance unique
Chaque jeudi, l’hippodrome devient une scène où s’entremêlent la musique et l’ambiance festive. Les jeunes se retrouvent alors dans une atmosphère conviviale qui invite à la danse et aux rencontres. Que ce soit avec des amis ou de nouvelles connaissances, le cadre se prête à la fête.
Les soirées Jeuxdi attirent des foules qui se rassemblent non seulement pour les courses, mais surtout pour profiter d’un moment de détente après une longue semaine de travail ou d’études. Les buvettes proposent une variété de boissons pour accompagner les concerts en live et les performances musicales qui se succèdent tout au long de la nuit.
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