Les jeunes confinés redéfinissent la mode : comment Paul Smith revitalise le dressing masculin.






Le défilé de Paul Smith à Milan

À Milan, ce 20 juin, le designer britannique Paul Smith a présenté sa collection printemps-été 2027, misant sur des costumes amples et des cravates dénouées, pour séduire une nouvelle génération d’hommes séduite par une élégance qu’elle n’a pas connue.

Le défilé du printemps-été 2027 de Paul Smith à Milan, Italie. (Photo by Victor VIRGILE/Gamma-Rapho via Getty Images)
Le défilé du printemps-été 2027 de Paul Smith à Milan, Italie.
Victor VIRGILE / Gamma-Rapho via Getty Images

Le designer, toujours considéré comme une rock star à 79 ans, a remporté un tonnerre d’applaudissements à l’issue de son défilé, grâce à son style unique et sa personnalité charismatique. L’accueil enthousiaste du public témoigne de la passion durable qu’il suscite dans le monde de la mode.

Lors d’une rencontre la veille des présentations, Paul Smith a expliqué ses derniers ajustements pour son dressing estival, qui met en avant des costumes fluides aux tons neutres. « Comme nous sommes en Italie, je voulais me concentrer sur le tailoring », a-t-il déclaré avec fierté.

Dans un moment de nostalgie, il a partagé une vieille photo de lui enfant, en vacances avec son grand-père, les pieds dans l’eau, rappelant qu’à une époque, on portait un costume même au bord de la mer, les pantalons retroussés jusqu’aux genoux.

Col remonté, sac en bandoulière et chemise déboutonnée par le bas : Paul Smith joue la carte du confort et de la décontraction.
Paul Smith

Smith évoque avec tendresse une époque où l’élégance était sans compromis, mais sa nouvelle collection est avant tout une réponse à un constat : « Je ne sais pas en France, mais en Angleterre, beaucoup de jeunes de 18 à 20 ans parlent de la nostalgie d’une époque qu’ils n’ont pas vécue, celle des générations d’avant qui s’habillaient avec plus d’originalité. »

Il note aussi que le retour en grâce du costume s’explique par le fait que « les ados qui ont grandi pendant le confinement ont vu leurs pères et les hommes de leur entourage dans des tenues très, peut-être trop, décontractées. Par réaction, le complet-cravate paraît à leurs yeux une façon de se différencier de leurs aînés, autant que de reléguer une période moins glorieuse au passé. »

L’été prochain, la cravate se portera aussi dénouée.
Paul Smith

Toutefois, contrairement à la rigueur des années 1990 et 2000, « le costume se porte de nos jours de façon bien plus relax, les mains dans les poches », souligne Smith. Les silhouettes sont amples, les matières douces et légères, avec des sacs portés en bandoulière, des cravates dénouées et des chemises déboutonnées pour plus de confort.

Exit la chemise et la cravate au profit d’une maille et d’un foulard.
Paul Smith

Des détails ludiques traversent la collection et évoquent les vacances : foulards, pochettes et cravates colorées aux motifs tirés des archives de Paul Smith, coquillages et clins d’œil à l’univers de la pêche… Une insouciance que l’on retrouve jusqu’aux sièges du défilé, où chaque invité a découvert un galet personnalisé.

Parmi les détails amusants de cette collection : la broche poisson.
Paul Smith



FONTE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *