Vingt-huit ans ont passé depuis la dernière confrontation de ces deux sélections lors d’une Coupe du monde. Les Bleus ont maintenant deux étoiles sur le maillot et la France a beaucoup changé.
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(PASCAL GEORGE / AFP)
Coup d’œil dans le rétro tricolore
Auréolée d’une victoire 3 à 0 face à la Suède dans la soirée du mardi 30 juin au MetLife Stadium de New York pour les seizièmes de finale, l’équipe de France file en huitièmes de la Coupe du monde 2026. Le Paraguay, son adversaire au prochain tour samedi, n’est pas seulement le bourreau de l’Allemagne pour ce tournoi. La sélection sud-américaine évoque aussi le souvenir d’une année dorée, en 1998, où les Bleus et l’Albirroja s’étaient affrontés pour la dernière fois en Coupe du Monde.
Loin du Philadelphia Stadium en Pennsylvanie de la rencontre de samedi, retour en France le 28 juin 1998, au mythique stade Félix-Bollaert à Lens dans le Pas-de-Calais. À ce moment, les sweat-shirts noués au pantalon ont un style, les combinaisons amples et colorées trônent au sommet de la mode, tout comme les cheveux décolorés et les jeans déchirés.
Vêtus de leur maillot bleu aux bandes rouges et blanches, les supporters ont le luxe d’acclamer à domicile Zinedine Zidane, Bixente Lizarazu, Fabien Barthez, Lilian Thuram et Didier Deschamps… Ce dernier ne porte pas le costume du sélectionneur mais le brassard de capitaine.
Le match est fermée. L’équipe de France n’arrive pas à marquer face au Paraguay et son célèbre gardien José Luis Chilavert. La règle du but en or s’applique en prolongation. Le milieu de terrain Laurent Blanc délivre la France par un but qui deviendra iconique. Le soulagement ressenti par les supporters est énorme. La phrase prononcée par Thierry Gilardi, le commentateur de Canal+ de l’époque, au moment du but deviendra légendaire : « La lumière est venue de Laurent Blanc ! »
Les Bleus décrochent leur ticket pour les quarts de finale et trois matchs plus tard, leur première étoile. Au coup de sifflet final le 12 juillet, les coups de klaxon des Renault Clio et Peugeot 206 résonnent dans les rues. Il fait 34 °C à Paris sur les Champs-Élysées lorsque l’équipe de France y défile pour la première fois de son histoire.
Ni le départ de Geri Halliwell des Spice Girls ni les affaires de dopage concernant l’équipe Festina au Tour de France ne vont ternir cet été 1998. Si la mascotte Footix habillée d’un coq ne rencontre pas le succès escompté, son nom entre à jamais dans la culture populaire française pour désigner un amateur du ballon rond mais
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