Le président français Emmanuel Macron a affiché son soutien au nouveau pouvoir syrien pour mener à bien la difficile transition politique en Syrie. Arrivé lundi, ce dernier est resté sur place malgré deux attentats à proximité de l’hôtel où il passait la nuit à Damas, qui ont fait 18 blessés. Lors d’une conférence de presse avec son homologue syrien, Macron a affirmé que ces attentats ne devaient pas « déstabiliser » la Syrie.
Le président syrien, Ahmed al-Charaa, a salué « le courage » de Macron, premier chef d’État de l’Union européenne à faire ce déplacement. « Nous sommes à vos côtés pour vous dire notre confiance dans le peuple syrien, dans votre travail pour apporter la paix, la sécurité, la prospérité », a-t-il assuré.
Les deux engins explosifs ont été déclenchés quasi simultanément à quelques mètres de distance, après le départ d’Emmanuel Macron pour le palais présidentiel. Quatre policiers figurent parmi les blessés selon le ministère de l’Intérieur. L’une des bombes « artisanales » était placée dans une benne à ordures, l’autre dans un véhicule près de l’hôtel Four Seasons, au centre de la capitale.
Lundi soir, Emmanuel Macron et le président syrien ont été aperçus ensemble dans un restaurant du vieux Damas, puis tous deux en bras de chemise dans la célèbre mosquée des Omeyyades. Mardi, il a participé à un « forum économique consacré à la reconstruction de la Syrie ». « Nous voulons que la France soit notre premier partenaire dans ce parcours », a déclaré le président syrien.
Emmanuel Macron a également souligné que les intérêts des entreprises françaises « sont convergents » avec les objectifs de la Syrie en matière de reconstruction et de stabilisation, accompagné de plusieurs dirigeants d’entreprises françaises. Les deux pays se sont également entendus pour reprendre les relations au niveau des ambassadeurs « le plus tôt possible », selon Ahmed al-Charaa. La France, ayant rouvert son ambassade en 2024, est pour le moment représentée par un chargé d’affaires.
Publié le , cet article met en lumière un moment marquant de la diplomatie française au Moyen-Orient, au cœur d’une région toujours marquée par les tensions et les conflits.