Publié ce vendredi, le rapport de l’institution met notamment en avant le tarif de l’électricité ou du gaz payé par les agents, « figé depuis 1951 ». La relance des embauches, liée à celle du nucléaire, n’explique pas à elle seule l’envolée de la masse salariale du groupe.

C’est le paradoxe EDF. Alors que le groupe fait face au défi de la relance du nucléaire, avec la deuxième moitié du XXIe siècle pour horizon, sa grille de classification et de rémunération date de 1982. Pire, le tarif de l’électricité ou du gaz payé par les agents est « figé depuis 1951 », note la Cour des comptes dans un rapport sur la gestion des ressources humaines d’EDF SA, publié ce 17 juillet.
L’institution se penche à nouveau sur ce sujet, à l’aune de la « situation financière dégradée » du groupe et après avoir appelé à plusieurs reprises à une modernisation du cadre social, restée lettre morte. Au 1er janvier 2025, EDF employait 191 000 personnes dans le monde, dont 151 000 en France. Ses charges de personnel s’élèvent à 16,9 milliards d’euros, soit près de 20 % de ses charges courantes.
EDF « continue d’offrir des rémunérations élevées et une série d’avantages, sans équivalent, dont bénéficient salariés et anciens salariés, largement déconnectées des performances de l’entreprise ».
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