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Analyse du marché champenois

Confrontées à une baisse de leurs ventes depuis 2023, les grandes maisons, les coopératives et les vignerons ont pris une décision radicale pour les prochaines vendanges.

« C’est la honte ! » Dans le monde feutré champenois, la récente chute de la maison Pommery et le projet de la famille Vranken de vendre son joyau à l’allemand Henkell (Freixenet, Mionetto…) ont fait l’effet d’un coup de tonnerre. Officiellement, les grands noms du vignoble se félicitent de la volonté d’un groupe étranger d’investir dans une maison de champagne, preuve de l’attrait conservé du secteur. Mais, derrière les discours de façade, les inquiétudes se font bien réelles dans une région soumise à des vents contraires. « C’est vraiment le signe que c’est difficile en ce moment », résume un fin connaisseur du vignoble champenois.

Ce mercredi, le Comité Champagne a donné un nouveau signe de sa prudence sur un marché en berne depuis trois ans. L’interprofession, qui regroupe des vignerons, coopératives et maisons de champagne, a ainsi fixé à 8 800 kg de raisins par hectare le rendement commercialisable, c’est-à-dire les volumes de champagne en devenir qui pourront être mis sur le marché.

Le vignoble de la maison de champagne Pommery-Vranken à Reims.
Le vignoble de la maison de champagne Pommery-Vranken à Reims.
FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

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