Éprouvés par une saison d’incendies exceptionnelle, les sapeurs-pompiers alertent sur le manque d’effectifs, la fatigue des équipes et les limites d’un modèle de plus en plus sollicité. Plus de 116.000 hectares ont déjà brûlé en France depuis le début de l’année, notamment dans la région de la Gironde et plusieurs départements environnants.

ROMAIN PERROCHEAU / AFP
Ces images dévastatrices ont remis en lumière le quotidien des sapeurs-pompiers qui, depuis le début de l’été, ont perdu trois de leurs membres en intervention. Les syndicats de pompiers mettent en avant une situation d’urgence, évoquant non seulement un déficit d’effectifs mais également l’épuisement des équipes. Bruno Ménard, porte-parole national du Syndicat des sapeurs-pompiers volontaires, a résumé : « On parle beaucoup de matériel mais les plus grosses difficultés sont sur les ressources humaines. Certains sont lessivés […] on arrive au bout d’un système qui va exploser ». La CGT a également averti que « la fatigue est un ennemi lors des feux de forêt » et peut entraîner « des pertes de lucidité ».
Ces revendications ne sont pas nouvelles. Depuis juin 2019, sept syndicats sur neuf avaient lancé un vaste mouvement de grève, mettant en avant le manque de personnel et le besoin urgent de renforcements pour faire face à des saisons d’incendies de plus en plus intenses.
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