Par Chloé Woitier
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53,7 % des Australiens âgés de 10 à 15 ans avaient un compte personnel sur au moins un réseau social.

DÉCRYPTAGE – Plus de 40 % des moins de 15 ans continuent de fréquenter des services qui leur sont interdits. La faute à des contrôles défaillants de la part des plateformes.
« Il n’y a qu’Instagram qui a banni notre fils. Il a toujours accès aux autres réseaux sociaux. La loi n’a pas eu d’impact sur ses habitudes en ligne. » Ce témoignage d’un parent d’un adolescent de 14 ans rejoint un autre d’un collégien du même pays : « certains de mes amis ont perdu l’accès à leurs comptes. Mais pour moi, rien n’a changé. »
Ces verbatims sont extraits d’un rapport de l’institution gouvernementale australienne eSafety, chargée du suivi de la bonne mise en application d’une loi pionnière entrée en vigueur au printemps dans le pays : l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Et le moins que l’on puisse dire est que ce premier bilan, trois mois après le « grand bannissement » des adolescents australiens d’Instagram, TikTok, YouTube ou Twitch, n’est pas flatteur.
Avant la loi, 53,7 % des Australiens âgés de 10 à 15 ans avaient un compte personnel sur un réseau social au moins. Ces derniers auraient dû disparaître en vertu de la nouvelle législation. Il n’en est rien.
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