Une vittime frappée par la foudre témoigne : Je suis descendue intellectuellement au niveau





Historique de Raphaëlle Manceau : Son combat après avoir été frappée par la foudre

Frappée par la foudre en 2017 lors d’un festival, Raphaëlle a vu sa vie basculer dans une « scène de chaos ». Entre perte de la parole et douleurs insupportables, cette rescapée raconte sa lente descente en enfer et sa lutte pour redevenir elle-même après cet incident tragique.

Une fraction de seconde qui change tout

Un éclair, une fraction de seconde et une vie entière qui peut basculer. Chaque année, une centaine de personnes sont touchées par la foudre en France. Comme Raphaëlle Manceau, figure emblématique des victimes de foudre. « Un fulguré, il vit avec ses séquelles et un foudroyé, malheureusement, ne survit pas », explique-t-elle.

Un accident tragique

En septembre 2017, alors qu’elle assiste à un festival de musique, Raphaëlle s’abrite de la pluie sous une tente. Un éclair s’abat et 14 personnes sont blessées. Raphaëlle est touchée à la tête par la foudre et perd connaissance. « Je me réveille six mètres et demi plus loin, avec une incompréhension. Je suis assise par terre sous la pluie battante, couverte de boue. C’est une scène de chaos. C’est une odeur de chair brûlée qui prend à la gorge. Il y a des cris, il y a des pleurs. Je ne sais plus qui je suis, en fait », raconte-t-elle.

Les conséquences de la décharge électrique

Elle reçoit une décharge de 10 à 100 millions de volts, laissant une cicatrice qui représente le point d’entrée de la foudre dans son corps. Un mois après l’accident, Raphaëlle connaît une lente descente en enfer. « J’ai commencé à perdre la parole, puis à perdre l’écriture. Avant que ça disparaisse complètement, j’ai laissé une trace », explique-t-elle. « Je suis descendue intellectuellement au niveau d’un enfant de quatre ans », déclare Raphaëlle Manceau.

Le chemin vers la guérison

Cette maîtresse d’école doit réapprendre à lire et à écrire. Huit ans après, elle continue également à rééduquer son corps qui lui a fait tant souffrir. « C’est comme si on vous enfilait des aiguilles dans les nerfs et là, vous avez des décharges électriques sur une échelle de douleur entre 0 et 10. Moi, je suis à 6 tout le temps, mais je ne vais pas me laisser abattre. C’est moi qui vais gagner », affirme-t-elle.

Un engagement pour aider les autres

Raphaëlle mène un combat difficile qu’elle a aussi décidé de concrétiser à travers la création d’une association d’aide aux victimes de la foudre. Son expérience est devenue un vecteur d’espoir et de soutien pour ceux qui, comme elle, ont traversé des épreuves similaires.



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