Mojtaba Khamenei n’est toujours pas apparu en public depuis sa nomination en mars, ce qui nourrit les spéculations sur son état de santé.
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Réactions autour de l’absence de Khamenei
Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, n’est toujours pas apparu en public depuis sa nomination en mars. Le président Massoud Pezeshkian a déclaré que la communication avec lui était « très difficile en ce moment », dans un rare commentaire sur la question, mercredi 5 août. « Sa présence constitue, quoi qu’il en soit, un atout majeur pour nous, qui nous permet de continuer », a toutefois ajouté le dirigeant lors d’une allocution diffusée à la télévision.
Blessé lors de l’offensive, qui a aussi tué de nombreux responsables iraniens, Mojtaba Khamenei ne s’exprime depuis sa désignation que par des communiqués qui lui sont attribués. Sa discrétion, malgré les affrontements avec les États-Unis, a suscité des spéculations sur ses relations avec d’autres hauts représentants iraniens. Son absence aux funérailles de son père, au mois de juillet, avait également suscité des interrogations sur son état de santé voire son éventuel assassinat.
Défense de Khamenei par Pezeshkian
Massoud Pezeshkian a toutefois tenu à défendre l’ayatollah, déclarant qu’il l’avait reçu avec « gentillesse et une logique très solide » lors de réunions. « Malheureusement, la situation actuelle permet à des personnes malveillantes de le décrire autrement et de présenter une image différente de lui. » Le mois dernier, Mojtaba Khamenei avait menacé d’infliger des « leçons inoubliables » aux États-Unis après la reprise des frappes contre l’Iran, dans un communiqué signé de son nom.
Situation des droits humains en Iran
La répression se poursuit dans le pays. Depuis le début de l’année, 886 exécutions ont été recensées par l’ONG Iran Human Rights. « Il y a jusqu’à deux pendaisons par jour, chaque matin, au moment de l’appel à la prière », a déclaré à Franceinfo une habitante d’Ispahan. « Depuis le début de la guerre, la situation empire. Il y a toujours eu des exécutions mais jamais à ce point. Les jugements des prisonniers politiques sont injustes car ils n’ont pas d’avocat. »