Les deux délégations se sont rencontrées au centre des Conventions, sur la base militaire de La Carlota,
sept mois après la capture du président Nicolas Maduro par l’armée américaine. Il n’y a pas eu de
déclaration publique.
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le 6 août 2026 à Caracas. (FEDERICO PARRA / AFP)
Le pouvoir vénézuélien et l’opposition ont entamé à Caracas un dialogue qui pourrait déboucher sur une
transition politique et des élections, jeudi 6 août. Ce processus est lancé sous la houlette des États-Unis,
sans la présence de la cheffe de l’opposition Maria Corina Machado – prix Nobel de la paix – toujours en exil.
La rencontre est organisée sept mois après la capture du président Nicolas Maduro par l’armée américaine, tandis
que la cheffe de l’État par intérim, l’ancienne vice-présidente Delcy Rodriguez, gouverne sous la forte
pression de Washington.
Seuls les photographes ont été autorisés à accéder au centre des Conventions, sur la base militaire de La Carlota.
Les discussions ont commencé avec plusieurs heures de retard sur l’horaire prévu. Les deux délégations ont fait
une photographie ensemble avant de commencer leurs travaux, mais il n’y a pas eu de déclaration de part et d’autre.
Le chef des négociateurs du pouvoir est Jorge Rodriguez, le président de l’Assemblée nationale et frère de
Delcy Rodriguez. La cheffe de la délégation de l’opposition est Dinorah Figuera, peu connue au Venezuela.
Ancienne députée vivant en exil, elle était à la tête du groupe parlementaire de l’opposition qui avait
remporté la majorité des sièges à l’Assemblée nationale en 2015, à l’issue d’un scrutin dont les résultats
avaient été rejetés par Nicolas Maduro.
« Ces pourparlers directs constituent une occasion unique. (…) Les États-Unis restent déterminés à soutenir
ce processus mené par le Venezuela », a déclaré jeudi le département d’État dans un communiqué. Maria Corina
Machado avait déjà fait savoir qu’elle ne s’opposerait pas à ce dialogue. Elle a exprimé jeudi son soutien
à la récente résolution bipartisane impulsée par le sénateur républicain Ted Cruz au Sénat américain, visant à
soutenir des « élections libres et équitables au Venezuela ». Elle a estimé, dans un message diffusé
sur la plateforme X, que le peuple vénézuélien était « impatient et prêt ! ».