Elle fut la dernière « reine de Paris », la « comtesse de la mode », « la femme la plus élégante du monde ». Retour sur le destin d’une iconoclaste qui régna pendant des décennies, au carrefour de l’aristocratie, de la finance et de la haute couture.

Horst P. Horst / Conde Nast via Getty Images
Son port altier, son cou de cygne, son profil de Cléopâtre, elle en a découvert le potentiel auprès de Diana Vreeland et Richard Avedon. Les Américains l’ont tant aimée, jusqu’à exposer son style inimitable au MET.
Une icône de l’élégance
« Tout simplement l’incarnation de l’élégance », écrivait le Washington Post en 1984. « Les Américains ont adoré Jacqueline de Ribes », confirme sa biographe Dominique Bona. « Jusqu’à afficher son visage en grand sur la façade de l’Empire State Building et à lui consacrer une exposition au Met. »
Qu’est-ce qui les a tant fascinés chez cette comtesse « plus française, tu meurs » ? « Elle a justement porté la civilisation française à son sommet. Elle représente à leurs yeux, l’élégance absolue, un art de vivre, un nom chargé d’histoire aussi – celui de femme mariée mais aussi celui de jeune fille – hérité de puissantes lignées de l’aristocratie de notre pays. »
La découverte de New York
En ce jour de printemps 1953, la Parisienne qui déjeune au 21 West 52e Rue, au Twenty One, l’un des restaurants prisés de Manhattan, ne se doute pas qu’elle a tapé dans l’œil de la papesse de la mode américaine. Jacqueline a 23 ans. C’est son premier voyage à Big Apple. Elle y accompagne son mari, Édouard de Ribes…
Décès de Jacqueline de Ribes
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