
Elle fut la dernière « reine de Paris », la « comtesse de la mode », « la femme la plus élégante du monde ». Retour sur le destin d’une iconoclaste qui régna pendant des décennies, au carrefour de l’aristocratie, de la finance et de la haute couture.
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Au début des années 1980, elle crée sa propre maison de couture, JR, qui cartonne aux États-Unis. Mais la pression inhérente à l’exercice esquinte sa santé. Le comte de Ribes s’inquiète de ses bilans comptables.
« Jacqueline de Ribes veut habiller les Américaines », titre Le Figaro du 24 mars 1983. La veille, la comtesse a présenté une trentaine de modèles haute couture dans les salons de la Bienfaisance devant la presse, les acheteurs américains et une brochette de couturiers venus l’adouber.
« Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, Valentino et Ungaro étaient placés au premier rang. Et le redoutable John Fairchild, le rédacteur en chef du Women’s Wear Daily », se souvient Françoise Dumas, alors assistante de Georges Cravenne, grand organisateur des soirées parisiennes. Jacqueline de Ribes s’est adressée à elle pour la mise en scène de son premier défilé et, plus tard, de ses dîners. Alors que son mari participe à un week-end de chasse, la comtesse entrepose les sculptures au garde-meuble et décroche les lustres.
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