Le dernier film du réalisateur d' »It Follows » quitte l’horreur pour rejoindre le fantastique et la science-fiction, dans un hommage à Steven Spielberg et aux années 1980.
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Des monstres qui envahissent les calmes banlieues cossues des États-Unis sont presque devenus un genre à part entière à Hollywood. De E.T. aux Gremlins, en passant par Les Griffes de la nuit et, plus récemment, par la série Stranger Things, Évanouis ou The Last House, sorti il y a quelques jours sur Netflix.
Dans ces rues pavillonnaires où aucun brin d’herbe ne dépasse, ces maisons alignées symbolisent une réussite matérielle et sociale, où vivent des familles plus ou moins fonctionnelles. Deux parents, deux enfants, et tout va bien. Mais la nuit, un corps étranger, bizarre, monstrueux, s’introduit dans ces allées. Il tue ou kidnappe, terrifie les enfants, et tout le joli petit royaume de sécurité explose en mille morceaux, entraînant les familles et leur rêve américain dans leur déshérence.
La Fin d’Oak Street de David Robert Mitchell, en salles mercredi 12 août, s’inscrit dans cette longue tradition qu’il avait déjà sublimement explorée lors de son premier long-métrage, It Follows. Cette fois-ci, ni tueur en série ni aliens… Mais des dinosaures, en chair et en os (et en plumes pour une fois), qui sèment la terreur dans le paisible quartier d’Oak Street.
À Oak Street vivent Denise et Greg (Anne Hathaway et Ewan McGregor), un couple un temps heureux, mais aujourd’hui au bord du divorce. Leurs deux adolescents, Audrey et Brian, mènent leur vie normale : l’un joue avec ses copains, l’autre rêve d’astronomie.
Une nuit, un intense flash lumineux englobe tout le quartier. Au réveil, plus d’eau, plus d’électricité, mais des dinosaures qui se cachent dans les fourrés. De véritables créatures du Jurassique : stégosaures, vélociraptors, spinosaures et un ou deux T-Rex, bien entendu. Pour cette petite famille, il ne reste plus qu’une chose à faire : survivre ou finir dévorée.
Un Film d’Aventures Entre Fantastique et Survivalisme
La Fin d’Oak Street se veut un film d’aventures qui mélange le fantastique, le survivalisme et le drame familial, tout en s’essayant, de temps à autre, à l’humour potache. Cependant, à vouloir trop explorer, le film s’éparpille, refuse de choisir une destination claire et finit par bâcler la quasi-totalité de son intrigue par une succession de scènes toutes très convenues.
Le film ne joue ni à fond la carte du survivalisme – le quartier est isolé du reste du monde, les voisins se font dévorer, les placards sont presque vides –, ni celle du fantastique, puisque le scénario se refuse à toute exploration de ces concepts. Si les parents sont confrontés à leurs propres failles – l’un est sans emploi, l’autre écrit un roman en cachette de son mari –, les adolescents, eux, n’ont d’autres rôles narratifs
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