Après avoir récemment battu le record de France de la discipline, le Français ne parvient pas à briller lors de sa finale, mardi soir, aux championnats d’Europe de Birmingham.
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Il est arrivé en terre anglaise sans sa valise – qui n’était toujours pas livrée le jour de sa finale – mais avec la meilleure performance européenne de la saison : 82,44 m. Une marque synonyme de record de France depuis le 13 juin. Fort de la meilleure saison de sa carrière, on pensait que le lanceur de marteau, Yann Chaussinand, était arrivé à l’âge de la maturité, celui de la concrétisation par un premier podium aux championnats d’Europe de Birmingham.
« On dit qu’on a l’âge de maturité au marteau vers 30 ans, donc je n’en suis pas là, mais je rentre dans l’âge qui est vraiment propice pour faire des performances », confirmait-il, du haut de ses 28 ans, avant son entrée en lice. Mais le Tricolore est passé à côté de sa finale, mardi 11 août. Le concours a été remporté par Bence Halasz avec 84,25 m, un nouveau record de Hongrie.
Neuvième à l’issue des trois premiers essais, avec deux jets qui ont fini dans la cage et le dernier à 76,19 m, Yann Chaussinand n’a pas pu bénéficier des trois tentatives supplémentaires pour se relancer dans le concours. Il n’aura même pas fait mieux qu’aux qualifications (77,45 m) où il s’était déjà fait peur avant de régler la mire. Mardi soir, le contrôleur de gestion dans la vie professionnelle était pourtant venu avec l’envie de bien faire pour sa troisième finale en carrière, après celles des championnats d’Europe de Rome (5e) et des JO de Paris (8e).
« Je suis très déçu parce que je sais que je suis arrivé en forme. Malheureusement, je voulais peut-être un peu trop en faire et ça ne l’a pas fait. »
« Je suis déçu de ne pas pouvoir être à la bataille avec les autres, parce que je sais que j’en suis capable », a-t-il glissé, après avoir passé de longues minutes assis par terre, la tête dans les mains et celle de son père et entraîneur posée sur son épaule. En enchaînant les compétitions cette année, à l’inverse de ses saisons précédentes, le lanceur de marteau avait pourtant gagné en régularité dans ses performances, avec pas moins de cinq concours à plus de 80 mètres.
« J’ai essayé de m’entraîner vraiment dur, de faire un maximum de compétitions pour simuler ces trucs-là. Visiblement, ça n’a pas forcément marché là. Je ne baisse pas les bras. S’il faut m’entraîner encore plus dur, je le ferai. Je sais que ça va le faire », a prolongé le Clermontois.
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Alors qu’il se montrait, avant son entrée en lice en qualifications, satisfait de ses progrès en régularité, condition indispensable pour gagner en confiance sur les championnats, le lanceur a nuancé mardi soir : « Sur les meetings, je sortais de bonnes performances, mais les concours, parfois, étaient encore un peu irréguliers à l’intérieur et malheureusement, ça ne pardonne pas en championnat. Je sais que ça va finir par le faire », voulait y croire Yann Chaussinand.
Attristé mais déjà tourné vers la suite, le Français se projetait déjà sur les Ultimate Championships, nouvelle compétition créée par World Athletics et rassemblant les tout meilleurs mondiaux, avec 150.000 dollars à la clé pour le vainqueur de chaque épreuve. « Je ne veux pas forcément griller les étapes. C’est sûr que ça fait plaisir de gagner tout de suite. Mais dans la réalité, ça se passe rarement comme ça », prophétisait en conférence de presse, samedi, Yann Chaussinand. Avec cette nouvelle expérience engrangée, même mauvaise, la prochaine finale sera-t-elle la bonne ?