Canicules, incendies et inflation ont bouleversé les vacances des Français cet été. Ils sont moins partis, moins longtemps, et ont plébiscité les destinations les plus fraîches.

Recherche de fraîcheur et annulations en masse
« Dinard en août, c’est devenu Saint-Tropez», s’agace Brigitte. J’adore cet endroit, j’y viens tous les étés. Mais en août, ce n’est plus possible. L’an prochain, nous viendrons en septembre. » Cette Parisienne de 60 ans est une grande habituée de la très chic station balnéaire bretonne de la Côte d’Émeraude (Ille-et-Vilaine), prisée des familles aisées françaises et britanniques dès la fin du XIXe siècle. Depuis trente ans, elle possède avec son mari un appartement, devant le casino. En quelques années, elle a vu les arrivées de touristes monter en flèche.
Elle ajoute : « La destination est de plus en plus médiatisée, constate-t-elle. Cet été, un chauffeur de taxi m’a dit qu’il avait mis une heure et demie pour aller à Saint-Malo, qui est à dix kilomètres d’ici. La canicule aidant, je n’ai jamais vu autant de monde que cet été. » Des Français surtout, mais aussi des étrangers : en plus des traditionnels Anglais, on a pu croiser des Américains, des Italiens, des Espagnols…
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