Le ministre de l’Intérieur a annoncé, jeudi, qu’il entendait apporter des « réponses argumentées » au courrier du garde des Sceaux qui a suscité l’indignation de plusieurs syndicats policiers à la suite de l’affaire Lyhanna.
Publié
Temps de lecture : 1 min
Une réunion décisive
Opération déminage, voire contre-attaque. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a reçu les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie, jeudi 13 août, pour préparer des « réponses argumentées » à la note controversée que lui a adressée le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, sur le traitement par les enquêteurs des affaires de violences sexuelles sur mineurs. « Ce travail permettra de rétablir certaines vérités », a-t-il avancé sur X à l’issue de cette réunion. La note avait provoqué la colère des syndicats de policiers, qui ont accusé Gérald Darmanin, ancien ministre de l’Intérieur, de « trahison ».
« Il y a un certain nombre de choses qui sont dites dans ce document que je vais contester », avait déjà prévenu le ministre de l’Intérieur en amont de la réunion, assurant vouloir répondre « point par point » mais « de manière constructive, sans aucune polémique ». « Il n’y a pas forcément le nombre de dossiers perdus qui est annoncé », avait-il notamment affirmé.
Dossiers « fantômes », enquêtes à l’abandon ou perdues, manque d’effectifs et de formation… Dans cette note de douze pages datée du 29 juillet, révélée samedi par Le Monde, Gérald Darmanin synthétise les dysfonctionnements identifiés par les parquets généraux après l’affaire Lyhanna. Cette collégienne de 11 ans avait été retrouvée morte en juin dans le Gers. Le suspect dans ce dossier, Jérôme Barella, mis en examen pour viol et meurtre d’une mineure, avait fait l’objet de plusieurs plaintes pour violences sexuelles sur mineures sans être inquiété.
Réactions et conséquences
Les syndicats de policiers ont exprimé leur mécontentement face à la gestion des affaires de violences sexuelles, appelant à un renforcement des moyens dédiés aux enquêtes. Le climat au sein des forces de l’ordre reste tendu, avec des interrogations sur la responsabilité des structures judiciaires face à des cas graves.
Sur le même thème
-
Plusieurs feux sont en cours et une cinquantaine de départements a été placée en alerte orange pour risque élevé d’incendies. C’est dans ce contexte que les syndicats de pompiers appellent à la grève ce jeudi 13 août. Les interventions étant assurées, ils sont reçus en ce moment par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.
« Laisser des maisons brûler, ça a été très dur » : les pompiers réclament plus de moyens et appellent à la grève.
-
« Stock fantôme », documents perdus… Comment expliquer que des dossiers de violences sexuelles sur mineurs n’aient pas été transmis à la justice ?
-
Canicule : l’Ouest s’enflamme – Une série d’incendies ravage des territoires entiers, alors que les pompiers se battent pour obtenir des ressources supplémentaires.