Le 17 août dernier, des pirates informatiques ont annoncé avoir vendu les données volées de 678 000 usagers. Cette annonce a conduit le Premier ministre à exiger une accélération du plan de sécurisation des systèmes d’information de l’État.

Romain P19 / ADOBE STOCK
Depuis les fuites massives de données qui ont touché le fisc français entre fin juin et fin juillet, le gouvernement s’efforce de colmater les brèches. Lors d’une cellule interministérielle de crise, le Premier ministre a demandé à l’ANSSI (l’agence publique chargée de la cybersécurité) de réaliser un audit approfondi afin d’établir les circonstances et les causes de l’incident. Il a également insisté sur l’urgence de renforcer la sécurisation des systèmes d’information de l’État, un plan déjà annoncé à la fin avril.
Des données déjà vendues
En parallèle, une vaste campagne de mailing a été lancée pour prévenir les 678 000 usagers, tant particuliers que professionnels, dont les informations ont fuité. Cette initiative vise à les protéger contre d’éventuelles escroqueries ciblées. Les hackeurs du groupe ZeroBytes, responsables de l’attaque, ont déclaré que les fichiers volés avaient déjà été vendus à « deux personnes », dont l’identité reste inconnue, pour une somme estimée à « des milliers d’euros ».
Parmi les données compromises figurent des informations personnelles sensibles des particuliers, telles que les noms et prénoms, le revenu fiscal de référence, le quotient familial et le taux de prélèvement à la source. En revanche, les données des professionnels sont jugées « moins sensibles » par la DGFiP.
Cet article a été restructuré pour améliorer la lisibilité et la fluidité, tout en conservant les informations essentielles. Les balises HTML superflues ont été supprimées, et le format numérique a été ajusté pour respecter le système décimal européen.
SOURCE