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Un incident au port de Bari
Un simple contrôle de police a mené à la découverte de trois missiles antichars dans une camionnette au port de Bari, dans le sud-est de l’Italie. Le conducteur français, qui arrivait de Grèce, a été arrêté lors de son arrivée. Le fabricant européen a déclaré à France Télévisions qu’il s’agissait de « maquettes de tests », sans explosifs, évoquant un « incident de marquage ».
Contextualisation de l’incident
Avec précaution, les policiers italiens manipulent cette cargaison militaire. Les missiles saisies avaient été transportés par un Français de 46 ans, qui aurait quitté la Grèce en ferry le 4 juin, avant d’être interpellé le 8 juin à la descente du bateau. Ce dernier est soupçonné de trafic d’armes.
Selon son avocat, il est innocent et transportait l’engin depuis un site de l’OTAN pour le fabricant français MBDA : « Mon client avait une licence individuelle délivrée par le ministère français de la Défense, valable jusqu’au 26 janvier 2027 ».
Les anomalies évoquées
Les autorités italiennes évoquent des anomalies relatives à la documentation. En France, MBDA a reconnu un incident de marquage ; le matériel inerte n’était pas marqué comme tel sur tous les objets. Cela a soulevé des interrogations sur le mode de transport.
Pourtant, le transport de missiles sophistiqués par une simple camionnette n’est pas considéré comme inhabituel, selon l’entreprise. D’après des experts, le contexte international et sécuritaire pourrait avoir influencé l’arrestation du Français. « C’est la dernière génération de missiles antichars. C’est ce qui se fait de mieux dans ce domaine. Évidemment, cela intéresse les terroristes », explique l’expert militaire Xavier Tytelman.
La situation actuelle
En Italie, l’enquête est toujours en cours. Le conducteur français reste incarcéré, et son avocat affirme qu’il fait face à une problématique administrative qui le dépasse totalement.