LONU évoque la possibilité dun crime contre lhumanité et dun nettoyage ethnique commis






Rapport sur les déplacements de la population palestinienne

Dans un nouveau rapport, le Haut-Commissariat conclut que les forces de sécurité israéliennes ont déplacé de force l’ensemble de la population palestinienne de trois camps de réfugiés en Cisjordanie occupée entre janvier et février 2025 et continuent d’empêcher leur retour.

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Une pelleteuse israélienne dans le camp de Nur Shams, dans le nord de la Cisjordanie occupée, le 31 décembre 2025.
Une pelleteuse israélienne dans le camp de Nur Shams, dans le nord de la Cisjordanie occupée, le 31 décembre 2025.
(ZAIN JAAFAR / AFP)

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a accusé, vendredi 4 septembre, Israël d’avoir déplacé de force plus de 33.000 Palestiniens de trois camps en Cisjordanie au début de 2025, évoquant la possibilité d’un crime contre l’humanité et d’un nettoyage ethnique. Israël a immédiatement rejeté ces accusations, sa représentation à Genève accusant le Haut-Commissariat de
« mettre de côté l’impartialité, l’indépendance et la neutralité pour devenir l’épicentre d’un abominable activisme ».

Dans ce rapport, le Haut-Commissariat tire la conclusion que les forces de sécurité israéliennes ont procédé à un déplacement forcé, dans le cadre de l’opération « Mur de Fer », de la population palestinienne de trois camps de réfugiés entre janvier et février 2025, continuant d’empêcher leur retour, « en violation du droit international », selon un communiqué.

Le rapport mentionne les camps de Jénine, Tulkarem et Nour Chams et souligne que
« le déplacement à grande échelle, prolongé et systématique de plus de 33.000 Palestiniens hors des camps de réfugiés (…) soulève de graves préoccupations quant à la commission du crime contre l’humanité de transfert forcé ».

« Le recours à des frappes aériennes, à des bulldozers blindés et à des détonations contrôlées pour rendre des camps entiers inhabitables, forcer leurs habitants à se déplacer et empêcher leur retour, en l’absence de nécessité militaire impérieuse, n’est pas autorisé par le droit international, semble constituer une forme de punition collective et soulève des inquiétudes quant à un possible nettoyage ethnique », indique le Haut-Commissariat. Le 23 février 2025, Israël avait annoncé que son armée avait évacué les habitants de ces trois camps de réfugiés palestiniens situés dans le nord de la Cisjordanie, et que ses soldats avaient pour ordre d’empêcher leur retour chez eux.

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