Par Hervé Rousseau
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La peur concernant la dette française prend de l’ampleur. Le débat budgétaire qui se profile déjà tumultueux fait grimper les taux d’intérêt exigés par les investisseurs.
Les taux auxquels la France emprunte continuent d’augmenter. Le taux à 10 ans de l’obligation assimilable du Trésor (OAT) a brièvement franchi le seuil symbolique des 4,5 % ce lundi matin. La dernière fois que le taux de l’OAT à 10 ans avait dépassé la barre des 4,50 %, c’était en juillet 2008, lors de la crise financière des subprimes.
Cet été, le rendement de l’emprunt de l’État français à 10 ans s’était hissé à plus de 4 %. En juin dernier, le taux de l’OAT à 10 ans culminait à 3,6 %, et en 2019, l’État français empruntait à taux négatifs.
Les taux français sont propulsés vers le haut par deux phénomènes. D’une part, un mouvement mondial de hausse des taux d’intérêt à l’œuvre depuis plus de deux ans s’est considérablement accéléré avec la guerre en Iran. Les taux américains à 10 ans dépassent 4,8 % et les taux à 30 ans frôlent les 5,4 %. Le conflit a en effet propulsé les prix du pétrole et par ricochet l’inflation. Pour contrer la hausse des prix, les banques centrales…
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