Il aura fallu cinq ans de développement à la marque anglaise De Beers pour mettre au point une forme bombée inédite, comme une goutte d’eau, pour un diamant. Une prouesse qui semble anecdotique aux béotiens, mais qui représente une véritable révolution dans le monde de la joaillerie. Tailler un diamant dans une forme parfaitement bombée et lisse, dite cabochon, sans facettes, va à rebours de toute l’histoire de la gemme la plus noble que la terre puisse offrir.
Une révolution dans la taille des diamants
Depuis la nuit des temps, l’homme s’attache à trouver le nombre parfait de facettes pour qu’un diamant renvoie au mieux son éclat. L’équation idéale a été formulée il y a un siècle, avec la taille dite brillant et ses 58 facettes. En 1919, l’ingénieur et mathématicien belge Marcel Tolkowsky s’appuie sur des savants calculs de réfraction afin de définir les proportions et les angles maximisant le chemin de la lumière dans la pierre.
Sa trouvaille s’est largement imposée partout dans le monde. Aujourd’hui, la forme ronde représente près de 80 % des diamants sur le marché. Bien que d’autres tailles, comme l’ovale, la poire, le coussin ou la princesse, aient le vent en poupe en ce moment, aucun joaillier n’avait encore osé s’écarter de cette norme.
Des défis à relever
L’événement pourrait sembler insignifiant comparé aux avancées technologiques d’autres secteurs, mais il soulève des questions intrigantes sur l’avenir de la joaillerie. De Beers, avec cette prouesse, remet en question les conventions établies et ouvre la voie à de nouvelles idées qui pourraient transformer la manière dont nous percevons les diamants. La recherche de l’innovation est une constante dans le secteur, et il sera intéressant de voir comment cette nouvelle approche sera accueillie par les consommateurs.
Conclusion
Avec une période de développement de cinq ans, De Beers démontre qu’il est possible de créer des diamants qui ne se contentent pas de suivre les normes établies, mais qui les redéfinissent. La beauté du diamant cabochon ne sera pas uniquement dans son allure, mais aussi dans la manière dont il fait évoluer notre compréhension de la gemme précieuse.