Rôle économique et politique, « made in », sécurité des lieux de défilé, protection des mannequins… Alors que la Fashion Week de Paris vient de commencer, Bruno Pavlovsky et Pascal Morand, à la tête de la Fédération de la mode, expliquent le nouveau rôle de l’instance face aux grands défis du secteur.
Des défis à relever pour le secteur
La mode en France, je t’aime moi non plus ? On ne serait guère étonné que pour épingler le luxe, un candidat à la présidentielle paraphrase la formule attribuée (à tort) à Marie-Antoinette,
« S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche », façon « S’ils n’ont pas d’essence à la pompe, qu’ils achètent des sacs ».
Certes, les vicissitudes de nos grandes (et moins grandes) marques ne sont pas la priorité des électeurs. Cette industrie a toujours été jugée avec ambivalence par les Français, qui respectent beaucoup plus la mode en Italie et, en général, à l’étranger.
Changer cette perception du secteur est l’une des missions de la Fédération de la Haute Couture et de la Mode. À l’occasion du renouvellement de son mandat à sa tête, Bruno Pavlovsky (président des activités mode de Chanel) redéfinit, avec son président exécutif, Pascal Morand, les nouveaux contours pour Le Figaro.
L’instance, qui était hier un « super organisateur » de la Fashion, a pour objectif de renforcer son rôle dans le paysage moderne de la mode, en tenant compte des nouvelles attentes de la société.
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