Sabastian Sawe, le recordman du monde du marathon, n’a pas pu s’aligner au départ de la course de Berlin, dimanche dernier. Publié le 30/09/2026 à 13h24, cet événement a suscité de nombreuses réactions dans le monde de l’athlétisme.
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Lors d’une interview avec l’AFP, le Kényan Sabastian Sawe a déclaré : « Je sais qu’il est possible de courir sous 1h59 », en évoquant son record du monde obtenu à Londres en avril dernier, où il a fait une incroyable performance de 1h 59min 30sec. Son compatriote, l’Éthiopien Yomif Kejelcha, a également franchi cette barrière mythique en terminant second avec un temps de 1h 59min 41sec.
Sawe a ajouté : « C’est difficile de prédire à quel point je serai rapide, mais cela reste possible, surtout si nous avons de bonnes conditions météorologiques, une bonne allure et si je suis en forme. Pour l’instant, il n’y a pas de limite. » Son record pourrait être menacé dès décembre à Valence, où Kejelcha est annoncé pour participer.
La barre des deux heures, un défi historique
Longtemps considérée comme la limite ultime pour le corps humain, la barre des deux heures au marathon a été franchie grâce à l’amélioration des entraînements, de la nutrition et des avancées technologiques, notamment avec les chaussures à plaque carbone et mousse ultra-légère. Lauréat à Berlin en 2025, Sawe a dû renoncer à la course cette année à cause d’une blessure, sur un parcours réputé pour ses excellentes conditions, où 13 records du monde ont déjà été établis.
Il a souligné : « C’était dur, mais je dois l’accepter, car les blessures font partie de la course. J’ai beaucoup appris et compris que la patience est importante. » À 31 ans, Sawe espère faire son retour à Londres en 2027, mais se projette déjà vers les Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028, avec l’envie de réaliser « quelque chose de spécial ».
Engagement contre le dopage
Les cas de dopage dans l’athlétisme kényan ayant augmenté ces dernières années, Sawe a exprimé le souhait d’être contrôlé plus souvent pour dissiper tout soupçon sur ses performances. Il a demandé à bénéficier d’un régime spécifique de tests, instauré à l’été 2025 et toujours en cours. « Même avec tout ce que j’ai accompli, je veux montrer au monde que tous les athlètes ne trichent pas. C’est une bonne habitude de passer de nombreux tests pour prouver que l’on court proprement et que l’on gagne proprement. »