L’opération, qui se déroulera deux fois cette saison, vise à donner davantage de visibilité au football féminin et à attirer un nouveau public dans les tribunes.
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Strasbourg-Marseille à la Meinau, Nantes-Montpellier à la Beaujoire ou encore Lyon-Toulouse au Groupama Stadium : les équipes féminines vont toutes jouer ce week-end dans les grands stades de leur ville, ceux où évoluent habituellement les hommes en championnat de Ligue 1. L’objectif de l’opération « grands stades », qui se déroulera deux fois cette saison, est d’offrir aux joueuses et à leurs spectateurs de meilleures infrastructures, de profiter des installations de diffusion télévisuelle et d’augmenter l’affluence.
« On essaye de pousser ça un maximum », explique Paul-Hervé Douillard, directeur de la Ligue de football féminin professionnel. « D’une année à l’autre, on voit que ce sont des chiffres qui augmentent tous les ans et on va battre un nouveau record cette saison. Les clubs le font aussi parce que pour eux, c’est une façon de valoriser leur équipe féminine, de faire une vitrine et aussi d’aller chercher de nouveaux spectateurs qui peuvent après revenir, quel que soit le stade », explique-t-il.
Et pour le sélectionneur de l’équipe de France, Laurent Bonadei, il faut aller encore plus loin. « Je pense qu’à chaque journée, chaque club joue dans le grand stade. Montpellier n’a pas attendu la journée des grands stades pour organiser leur match contre l’OM. »
« Plus les matchs seront organisés dans le stade de l’équipe première masculine, plus les gens auront leurs habitudes pour venir au stade, plus on pourra faire la promotion du football féminin. »
Laurent Bonadei, sélectionneur de l’équipe de France féminine
La France tente ainsi de rattraper son retard. En Angleterre, une affiche comme Arsenal-Manchester United peut attirer 60.000 spectateurs. Une affluence pour l’instant impensable dans notre championnat, qui plafonne cette année à 2.000 spectateurs en moyenne par match.
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