Très présents dans le rugby français, les joueurs fidjiens sont au cœur d’un débat sur les indemnités de formation. Depuis cet été, leur Fédération réclame aux clubs étrangers des compensations pouvant atteindre 50.000 euros par joueur.
Publié le 11/10/2026 à 12:11
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Les joueurs fidjiens dans le rugby français
Les joueurs fidjiens sont légion dans le Top 14 : ils constituent la première communauté étrangère, avec 32 représentants, et presque le double si l’on englobe la Pro D2. Des talents qui s’exportent, parfois très jeunes, comme Sam Uluinaceva, 17 ans, recruté cet été par Castres.
Setareki Bituniyata, après deux Boucliers de Brennus avec Toulouse, vient quant à lui d’obtenir son premier trophée individuel : celui de meilleur joueur de Pro D2 avec Provence Rugby. Ce trophée signifie beaucoup de choses, pas seulement pour moi, mais aussi pour ma famille. En France, il y a beaucoup de joueurs fidjiens, on essaye de se retrouver dès qu’on le peut pour prendre un verre de kava et rigoler ensemble.
Un appel à indemnités de formation
Ce qui fait moins rire la Fédération fidjienne, c’est de voir partir les rugbymen qu’elle forme sans compensation financière suffisante. Elle réclame donc des indemnités de formation, pouvant, dans certains cas, atteindre 50.000 euros par joueur. Un principe prévu par les règlements internationaux, mais dont l’application fait aujourd’hui débat.
Il faut bien distinguer l’aspiration légitime de la Fédération fidjienne à valoriser la formation qu’elle a faite des talents qui s’en vont jouer à l’étranger, et les cas particuliers de chacun des joueurs embauchés par les clubs et qui ont, a priori, reçu une lettre de sortie en bonne et due forme délivrée par la Fédération fidjienne, explique Yann Roubert, président de la Ligue nationale de rugby.
Le dossier est désormais instruit par World Rugby, à qui revient de préciser comment ses règles doivent s’appliquer à chacun de ces cas.