Par Valérie Collet
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L’assouplissement de la trajectoire de réduction des émissions de CO2 réjouit les acteurs du secteur, même s’il s’accompagne d’une nouvelle contrainte sur le contenu local des véhicules.
C’est en marge du Conseil européen à Bruxelles, jeudi soir, qu’un accord a été trouvé entre la France et l’Allemagne sur l’avenir de l’industrie automobile européenne. Cet accord, tant attendu par les constructeurs, les équipementiers et les fournisseurs de l’ensemble de la filière européenne, intervient dans un contexte d’inquiétude face à la rapidité avec laquelle les géants chinois des « new energy vehicles » – les véhicules 100 % électriques et les hybrides rechargeables – progressent sur le Vieux Continent. Il adoucit la trajectoire d’émissions de CO2 d’ici à 2035 et encadre la part de « contenu local » à exiger dans les véhicules vendus en Europe et soutenus par les États de l’UE.
Lundi, lors de l’ouverture du Mondial de l’automobile à Paris, le président français en visite sur les stands de Valeo, Renault et Stellantis affirmait que la signature du texte était « imminente ». Son entourage s’est empressé de le faire savoir, jeudi soir, avant que le salon ne ferme ses portes ce dimanche.
À propos de l’accord
Ce nouvel accord représente une avancée significative pour l’industrie automobile européenne face aux offres compétitives des constructeurs chinois. L’accent mis sur le contenu local devrait permettre de soutenir les emplois en Europe tout en répondant à des exigences environnementales croissantes. En offrant une marge de manœuvre pour la trajectoire d’émissions de CO2, il allège les pressions sur les fabricants qui doivent réagir à l’évolution rapide du marché.
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