Cet automne, Lara Fabian retrouve la scène, entourée de 11 musiciens et choristes pour revisiter son répertoire. Elle s’est prêtée au jeu du « Tac au tac », samedi 17 octobre.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Deux, trois choses qu’on ignore sur vous
Je voulais me spécialiser en criminologie infantile. Tous les drames qui touchent les enfants sont des choses qui me troublent. J’aurais voulu devenir profiler de ce point de vue-là.
Une manie insupportable pour votre entourage ?
Mon impulsivité. Il n’y a pas d’autres mots. C’est tout de suite. C’est action, réaction.
Chanter l’amour, c’est apaisant ?
Chanter l’amour, c’est nourrissant. C’est régénérant. C’est guérisseur, parfois.
Votre plus beau souvenir sur scène ?
C’est le moment où 7 000 personnes au Zénith entendent Je t’aime avant moi, en entendant les premières notes de l’intro jouées par le pianiste. C’est probablement un des moments les plus émouvants de ma vie. Là, vous m’avez pris de court !
Diva ou groupie ?
Petite, j’étais en amour de Nana Mouskouri. J’ai eu l’occasion vraiment, petite enfant, d’aller lui porter un bouquet de fleurs. Elle a interrompu sa chanson pour me faire monter sur scène et recevoir le bouquet.
Un souvenir d’enfance douloureux ?
J’ai fait la manche avec mon papa, parce qu’il voulait m’apprendre la valeur des choses. Il voulait me faire comprendre à quel point devoir s’imposer devant un public qui ne nous écoute pas forcément peut bien sûr représenter salaire, mais grand sacrifice.
La scène, refuge ou thérapie ?
C’est un endroit inespéré qui me crée encore aujourd’hui une forme de terreur. Je tremble. Peut-être que ce tremblement nourrit l’adrénaline, qui nourrit ensuite le fait que je vais pouvoir me déployer.
Un toc honteux ?
Je nettoie tout le temps. On m’appelle « Marie Frotte ». Je rentre dans la cuisine, on me dit : « qu’est-ce que tu fais, qu’est-ce que tu frottes ? Il n’y a plus rien à frotter là. » Surtout, si vous avez besoin d’un coup de main, appelez-moi, ça va être avec plaisir.
Une chanson que vous fredonnez sous la douche ?
Somewhere Over the Rainbow, de Judy Garland.
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