Imported Article – 2026-10-20 03:10:46





41ème édition du Festival d’Hyères

Villa Noailles clementharpillard

ENQUÊTE – Mauvaise gestion, entre-soi, déconnexion avec la région… Dix-huit mois après la crise qui a ébranlé le concours de mode et de photographie de la Villa Noailles, la 41e édition a tenu toutes ses promesses pour les Hyérois et la jeunesse.

« Ça y est, les fadas de la Villa sont là ! » C’est peu ou prou ce qu’a toujours entendu l’actuelle maire Véronique Bernardini de la bouche des Hyérois quand les festivaliers arrivaient en ville. Longtemps, la plupart l’ont dit avec tendresse et curiosité quand ils croisaient ces énergumènes surlookés débarquant de la capitale pour les quatre jours que dure traditionnellement le concours de mode. Mais ces dernières années, leur ton était, disons, plus agacé.

Lancé en 1986 à l’initiative de Jean-Pierre Blanc, un enfant du pays, le Festival d’Hyères aspirait à l’origine à mettre en lumière les jeunes créateurs, à créer un rendez-vous de mode en dehors de Paris, et à y associer les locaux qui pouvaient même voter pour le gagnant du Grand Prix lors d’un défilé ouvert à tous. Une utopie qui a existé puis perduré en trouvant un ancrage géographique et patrimonial entre les murs de la Villa Noailles à partir de 1996.

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« Les Hyérois sont très attachés à leur patrimoine, au château et, bien… ». Cet attachement, d’ailleurs, pourrait s’exprimer à travers ces événements emblématiques qui rassemblent créateurs et passionnés de mode.

Pour les Hyérois, la présence du festival est synonyme d’effervescence. La ville se transforme pour accueillir les festivaliers, les créateurs et les amateurs de mode, réaffirmant ainsi son rôle en tant que plaque tournante de la créativité.

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