Route du Rhum 2026 : le skipper Tom Laperche teste un nouvel outil pour prévenir les collisions






Détection de Collision Maritime

Le « 13 Heures » en France prend le large, avec le grand départ de la Route du Rhum, dimanche, à Saint Malo (Ille-et-Vilaine). Un danger peu connu pour les navigateurs est le risque de collisions avec des baleines, qui peuvent entraîner des tragédies si le bateau est gravement endommagé. Pour la première fois, le skipper français Tom Laperche sera équipé d’un sonar ultra-moderne afin de détecter les mammifères marins et les objets flottants.

Une technologie novatrice pour éviter les collisions

C’est un vaisseau des mers qui flirte ce jour-là avec les 90 km/h. Le trimaran de Tom Laperche navigue à l’entraînement au large des côtes du Finistère. Soudain, une alerte résonne : « Détection collision ». Le skipper se précipite sur l’écran, où un obstacle apparaît à quelques dizaines de mètres du bateau. Alerté, il manœuvre en urgence pour le contourner – il s’agit d’une bouée, finalement évitée.

L’exercice est un succès grâce à ce système qu’il teste en avant-première : un logiciel anti-collision qui l’a averti en temps réel du danger. « Si jamais je suis en train de dormir, j’ai 30 secondes à peu près, ça me permet d’être capable de prendre l’information, de savoir quel côté il faut que j’aille et de réagir et d’actionner la direction du bateau », explique le skipper SVR-Lazartigue – Groupe KRESK.

Des antennes pour la protection des mammifères marins

Si le système a détecté une bouée lors de cet entraînement, il a surtout été conçu pour éviter des collisions avec des objets flottants ou des mammifères marins. Dans une vidéo, un skipper amateur percute violemment un cétacé et s’exclame : « J’ai tapé la baleine ! ». Lors du Vendée Globe en 2016, le bateau de Kito De Pavant heurte, lui, de plein fouet un cachalot, entraînant des blessures pour l’animal et des dommages pour le bateau. Tom Laperche a également connu la même mésaventure en 2024, ce qui a poussé ses équipes à travailler sur un nouveau système placé sur la dérive du bateau pour détecter les bruits des cétacés.

Le sonar moderne en action

Tout s’est joué à Concarneau, dans un atelier où des ingénieurs spécialistes du monde sous-marin ont intégré un sonar ultra-moderne sur la dérive du trimaran. « C’est une sorte de microphone sous-marin qui écoute les vocalises, les chants, les clics, les buzz des cétacés. L’objectif, c’est d’arriver à les détecter pour éviter les collisions, alors que le navire navigue à grande vitesse », indique Jean-Marcelin Pascal, chef de projet chez Thales.

Un enjeu environnemental majeur

Au-delà des trimarans, ce sont les gigantesques navires de transport qui tuent le plus de baleines, comme le montrent des images à Marseille et au Japon en 2022. Environ 20.000 mammifères marins sont tués chaque année à la suite de collisions avec des navires. Tom Laperche, qui va inaugurer ce nouveau système lors de la Route du Rhum, rêve de le voir un jour se généraliser. « On espère aussi que ça puisse s’élargir et servir à tout le monde à moyen terme. Ça sera l’avenir de la course au large, et même l’avenir du déplacement sur l’eau, finalement », espère-t-il.

Des perspectives prometteuses

Une technologie supplémentaire pour le maxi-trimaran ultra-moderne, l’un des favoris à la victoire sur la plus mythique des transatlantiques.



FONTE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *