Thierry Mariani, candidat du Rassemblement national à la mairie de Paris, était l’invité d’Ici Paris Île-de-France pour défendre son programme, centré sur la sécurité. Né à Orange, dans le Vaucluse, il a rejoint le RN en 2019 après une carrière politique dans plusieurs partis, dont le RPR, l’UMP, et Les Républicains. Il a été député, conseiller départemental et régional, puis maire de Valréas de 1989 à 2005, avant de devenir ministre des Transports entre 2010 et 2012.
Programme Axé sur la Sécurité
Pour Thierry Mariani, la sécurité est l’axe central de son programme. Il prévoit de tripler les effectifs de la police municipale, faisant passer le nombre d’agents formés de 2.300 à 8.350 d’ici novembre 2025. Ce chiffre, selon lui, n’est « pas pris au hasard » et est calculé en regard de la superficie de Paris et de la densité des caméras de surveillance. Le candidat a critiqué la mairie sortante, estimant qu’elle « n’a pas voulu s’occuper de la sécurité », et souhaite une police municipale « équipée et armée » pour « tenir le terrain ».
Exemples Concrets de Sécurité
Mariani cite le quartier Rosa Parks, point de fixation pour le trafic et la consommation de crack à Paris. Il déclare : « Vous avez des camés partout, la population est excédée. Le meilleur moyen pour que ces gens-là partent, c’est d’avoir pendant une certaine période dix ou vingt policiers présents en permanence. » Il insiste également sur la nécessité de créer sept brigades spéciales pour gérer les squats, le trafic de drogue et les campements clandestins.
Logement Social et Polémiques
En matière de logement, Mariani se dit en faveur d’une priorité nationale pour l’accès au logement social, une position qui a suscité une plainte de la Fédération de la Maison des Potes pour incitation à la discrimination. Il admet qu’une telle mesure est « impossible aujourd’hui », mais souligne que si le Rassemblement national est élu, la première action sera un référendum sur l’immigration.
Réactions aux Alliances et à la Campagne
Interrogé sur Sarah Knafo et sur une éventuelle alliance avec Rachida Dati, Mariani minimise ces possibilités. Il utilise le contexte de la candidature d’Éric Zemmour, son propos étant : « Une campagne, ça se joue jusqu’à la fin. » Pour lui, la meilleure stratégie est de choisir au premier tour et d’éliminer au second tour.
Mobilité dans Paris
Enfin, en ce qui concerne la mobilité, Thierry Mariani souhaite « maintenir un tout petit peu de voitures dans Paris » et critique certains aménagements de pistes cyclables. Il propose de relever la vitesse autorisée sur le périphérique à 90 km/h sur certains tronçons pendant la nuit.
Un Contexte Électoral Concurrentiel
Lors du premier tour des élections municipales, le 15 mars 2026, Thierry Mariani se mesurera à plusieurs adversaires, dont Emmanuel Grégoire (union PS, PCF, EELV, Place Publique), Rachida Dati (LR), Pierre-Yves Bournazel (Horizons, Renaissance), Sophia Chikirou (LFI) et Sarah Knafo (Reconquête).