Viol en réunion : trois mineurs jugés ce mercredi, six ans après les faits. El título no debe






Procès de viol en réunion à Champigny-sur-Marne

Le procès de trois jeunes, mineurs au moment des faits, accusés de viol en réunion ou de complicité en mars 2020 à Champigny-sur-Marne, se tient ce mercredi à huis clos. La décision devrait être rendue dans la journée.

Contexte des faits

Le procès des trois jeunes se déroule devant le tribunal pour enfants de Créteil, en présence de la victime. La jeune fille, âgée de 18 ans au moment des faits, vivait près de Niort mais séjournait en région parisienne. Elle avait été abandonnée par des amis dans un local des parties communes de la cité des Mordacs.

Le témoignage de la victime

Milly décrit pendant l’enquête y avoir vécu « les pires heures de sa vie » : huit hommes, presque tous cagoulés, entrent, la rudoient et la frappent. Plusieurs la violent, tandis que d’autres rient, regardent sans réagir et l’insultent. Elle reçoit un coup sur la nuque et perd connaissance. Après ces sévices, on la menace avec un pistolet sur la tempe pour qu’elle se taise.

Les conséquences et la plainte

Une fois rentrée chez elle, Milly se confie à sa mère. Cependant, elle ne porte pas immédiatement plainte, les faits étant trop douloureux pour cette très jeune femme. Selon des chiffres gouvernementaux, seules 7% des femmes déclarent avoir porté plainte après une agression sexuelle, une tentative de viol ou un viol.

Quand Milly dépose finalement plainte le 23 avril 2021, les enquêteurs peuvent se baser sur l’ADN trouvé sur le legging et la culotte que la jeune fille portait le soir des faits, et que sa mère a conservé dans un sac plastique.

Les suspects identifiés

La police judiciaire du Val-de-Marne a identifié quatre mineurs, bien que certains ADN retrouvés sur les vêtements soient restés inexploitables. Deux d’entre eux, âgés de 15 ans à l’époque des faits, comparaissent devant le tribunal ce mercredi. Un troisième du même âge est jugé pour complicité. La décision devrait être rendue dans la journée.

Les deux autres jeunes soupçonnés de viol, adolescents de 16 ans à l’époque, comparaîtront devant la cour d’assises des mineurs à une date ultérieure, aux côtés d’un autre accusé, majeur, jugé pour menaces de mort. Contactés avant l’audience, les avocats des jeunes n’ont pas souhaité faire de commentaire.

Attentes de la victime et de ses avocats

« Milly et sa mère espèrent que les accusés reconnaissent enfin leur culpabilité alors qu’ils ont passé l’instruction à mentir, à tenter de se concerter », ont déclaré les avocats des parties civiles, Mes Antoine Ory et Irina Kratz.

« Il est insupportable d’entendre que Milly était consentante à ces actes ignobles, ultraviolents, dans un dossier aussi solide sur le plan des preuves matérielles », ont-ils ajouté.

Les répercussions sur la victime

Depuis les faits, Milly, comme elle l’a raconté au Monde, a tenté de mettre fin à ses jours et souffre de sévères répercussions, dont un syndrome de stress post-traumatique.



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