Une ambiance de peur sinstalle à Téhéran : la stratégie dasphyxie du régime est. El título






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Des frappes israéliennes massives continuent de tomber sur Téhéran, jeudi 5 mars, au sixième jour de guerre. L’appareil sécuritaire du régime a été visé, tout comme les immeubles qui abritent les services de renseignement. Retour sur ces dernières 24 heures.

Résumé du Rapportage

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Un autre symbole de la ville de Téhéran a été partiellement détruit jeudi 5 mars : le stade Azadi, le plus grand du pays. Abrite-t-il des forces de sécurité iraniennes ? Le rouleau compresseur israélo-américain opère de façon méthodique, sans ambiguïté. Objectif : l’asphyxie, l’affaiblissement des différents niveaux du régime iranien pour faciliter un soulèvement populaire.

Parmi les cibles, les lieux de pouvoir. Ce jeudi, ce sont les bâtiments des forces de sécurité intérieures, le cœur de l’appareil répressif, qui ont été visés à Téhéran, selon des photos satellites de Tsahal. Dans la capitale, un immeuble hébergeant des fonctionnaires a été frappé dans la journée, sa façade et des appartements éventrés. Dans la hiérarchie du pouvoir, ce sont ensuite les centres de commandement qui sont frappés : des bases des Gardiens de la Révolution, des centres de milices, des postes de police, comme dans le nord du pays, ou bien encore des écoles où s’abriteraient les Gardiens de la Révolution. Tout pour semer le doute parmi la sécurité.

Malgré les risques, l’un de nos contacts nous fait parvenir des images des contrôles des forces de l’ordre à Téhéran, sur le qui-vive. Un climat de doute que confirme le correspondant de France 24 sur place : « Il y a des barrages qui s’installent un peu partout avec des contrôles d’identité parfois. Quelquefois, on demande aux automobilistes d’ouvrir le coffre pour vérifier qu’il n’y a pas d’armes. Donc, une ambiance de peur s’installe de plus en plus sur la capitale iranienne. », témoigne Siavosh Ghazi, correspondant France 24 et RFI.

Un habitant, joint par téléphone, filme depuis sa fenêtre : « Comme ils n’ont plus de mission précise, ils restent dans les rues, ils contrôlent les gens. Mais c’est juste parce qu’ils n’ont plus d’endroit où aller. Ils veulent juste faire peur aux gens. Tout repose sur la peur. Ils sont déboussolés. », explique-t-il.

Autre objectif des opérations ? L’appareil militaire. Le commandement américain publie des images d’une base aérienne détruite. Israéliens et Américains affirment contrôler le ciel de la République islamique. Pour le moment, le climat d’insécurité pousse plus les Iraniens à se réfugier hors des grandes villes qu’à se soulever. Selon une agence officielle, la guerre a déjà fait plus de 1.200 morts depuis samedi.



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