Un projet ancien mais utile : la fusion des lignes 3 bis et 7 bis du métro est. El título no






Fusion des lignes 3 bis et 7 bis du métro : appel de la FNAUT

Dans le cadre des municipales prévues les 15 et 22 mars 2026, la FNAUT Île-de-France appelle les candidats parisiens à s’engager en faveur d’une fusion des lignes 3 bis et 7 bis du métro. L’association d’usagers souligne le manque d’engagement sur les transports, même si ce sujet ne relève pas uniquement des compétences municipales. Parmi les aménagements réclamés figurent des améliorations pour les bus et le métro nocturne.

Réactions des Parisiens

Les opinions des Parisiens sont partagées concernant une possible fusion des lignes. Certains estiment que cela “pourrait être pratique”, tandis que d’autres doutent de son importance en regard des autres soucis rencontrés dans le réseau. La FNAUT a communiqué que sans tunnel à creuser, cette fusion serait un “projet crédible”.

Paris : nous souhaitons que les candidats aux municipales s’engagent en faveur de la fusion des lignes 3 bis et 7 bis du métro.
Sans tunnel à creuser, c’est un projet crédible et utile pour l’est parisien.

Notre communiqué https://t.co/qvmvnhERvH

— AUT / FNAUT IDF (@Asso_usagersidf) 3 mars 2026

Historique des lignes 3 bis et 7 bis

La ligne 7 bis, d’abord embranchement de la ligne 7, est indépendante depuis 1967, tandis que la 3 bis a été mise en service en 1971. Ces lignes sont parmi les moins fréquentées et les plus courtes du réseau avec 1,4 km pour la 3 bis, desservant quatre stations, et 3 km pour la 7 bis qui en dessert huit.

Opportunités de développement

Marc Pélissier, président de la FNAUT Île-de-France, explique qu’il existe une réelle opportunité de profiter des travaux en cours sur la 7 bis qui accueillera les nouvelles rames MF19 fin 2026. De plus, la fusion pourrait à terme servir à relier la station fantôme Haxo, construite en 1921 mais jamais ouverte, avec les lignes existantes.

Selon lui, “aucun gros chantier ni gros investissement n’est nécessaire” car les tunnels existent déjà. La fusion des lignes pourrait également améliorer l’accès à l’hôpital Robert Debré, le plus grand hôpital pédiatrique d’Europe, et décharger la ligne 11, toujours sujette à saturation.

Réactions des élus

Bien que les transports soient de la compétence régionale, Marc Pélissier insiste sur la nécessité du soutien des élus parisiens pour la concrétisation de ce projet. Il rappelle qu’il y a eu des échos favorables par le passé de la part de certains élus, mais qu’aucun programme actuel ne semble en faire mention. Pierre Baty, conseiller régional, qualifie ce sujet de “arlésienne” nécessitant une mise en œuvre effective.

La FNAUT a également contacté Île-de-France Mobilités (IDFM), l’autorité organisatrice des transports franciliens, qui a indiqué que ce projet avait été étudié mais n’a pas été retenu dans le dernier schéma directeur de la région. IDFM précise que la fusion ne se justifie pas en termes de fréquentation, les deux lignes desservant principalement des quartiers résidentiels déjà bien connectés par le bus.

Problèmes persistants dans le transport parisien

Au-delà de la fusion, Pélissier déplore un fort “manque d’engagement sur les transports” de la part des candidats à la mairie de Paris. Il appelle à des améliorations significatives telles que moins de déviations et un meilleur fonctionnement des services de bus. Avec les candidats au scrutin, il espère une politique de transport plus engagée et réaliste.

Pour mémoire, les candidats qui briguent la mairie de Paris incluent : Emmanuel Grégoire (PS / Écologistes / PCF), Rachida Dati (LR / MoDem / UDI), Pierre-Yves Bournazel (Horizons / Renaissance), Sarah Knafo (Reconquête), Sophia Chikirou (LFI), Thierry Mariani (RN), Marielle Saulnier (LO), Blandine Chauvel (NPA-R) et Mahel Pierot-Guimbaud (Extrême gauche).



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