Un manuscrit dArchimède, longtemps considéré comme perdu, redécouvert à Blois. El título no






Découverte d’un palimpseste d’Archimède

La découverte de ce palimpseste, c’est-à-dire un ouvrage original en partie effacé pour servir de support à d’autres textes, a été révélée par le CNRS lundi.

Boris Hallier

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Manuscrit d'Archimède
Le recto et le verso du feuillet où a été découvert le manuscrit d’Archimède.
(BLOIS, MUSÉE DES BEAUX-ARTS, INV. 73.7.52 / IRHT-CNRS)

Une découverte étonnante. Une page d’un traité d’Archimède a été retrouvée dans les collections du musée des Beaux-Arts de Blois, dans le Loir-et-Cher.
Ce feuillet, issu de la plus ancienne copie de l’ouvrage du célèbre mathématicien grec, était pourtant considéré comme perdu, avant qu’un chercheur français ne l’identifie.
« Des premières analyses ont permis de confirmer que le feuillet correspond à la page 123 du palimpseste d’Archimède qui contient un extrait du traité de la sphère et du cylindre », détaille le CNRS, lundi 9 mars.

Le texte d’Archimède se trouve sur une face encore lisible du feuillet, tandis que sur l’autre face se trouve une enluminure ajoutée au XXe siècle.

La principale difficulté pour Victor Gysembergh, chercheur au CNRS, est que cet ouvrage écrit au Xe siècle a été en partie effacé, deux siècles plus tard.
« Le parchemin, c’est un matériau assez précieux, » explique ce chercheur.
« Il s’agit de peau d’animal, parfois nous n’avions pas de parchemin, ou bien c’était trop cher et on recyclait ce qu’on avait sous la main. Aujourd’hui, ce qu’on voit, c’est le texte grec et sur l’autre face, une enluminure qui représente le prophète Daniel entouré de deux lions », souligne-t-il.

« On a affaire à des démonstrations géométriques très pointues, » repren
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