Lundi, le parlement israélien a adopté une loi en faveur du rétablissement de la peine de mort pour les « terroristes », ciblant particulièrement les Palestiniens.
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Appel à la grève générale, mercredi 1er avril, en Cisjordanie occupée. La population palestinienne proteste contre la nouvelle loi israélienne votée lundi sur la peine de mort. Un texte conçu, en réalité, pour ne s’appliquer qu’aux Palestiniens, et qui suscite l’indignation dans les territoires occupés.
Au pied de la basilique de la Nativité, la Place de la Mangeoire, à Bethléem, d’habitude très animée, est entièrement vide. Magasins de souvenirs, restaurants, cafés, administration : tous ont tiré le rideau. Grève nécessaire, pour Fadi, employé municipal, mais qui ne mènera à rien. « Il s’agit d’une grève symbolique, assure-t-il. En tant que peuple palestinien, nous essayons de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour nous exprimer. C’est notre droit le plus fondamental. Mais cette grève pénalise notre économie. Elle est déjà au point mort ici et cela n’affectera pas Israël. »
« Il faut absolument mettre fin à cette loi, insiste Ahlam Al Wahesh, 63 ans, activiste à Bethléem pour les droits de l’homme, solidaire des prisonniers palestiniens. C’est une loi injuste. Elle incarne le racisme et le fascisme du gouvernement israélien, dirigé aujourd’hui par celui qu’on appelle ministre israélien de la Sécurité nationale. »
Les images du ministre Itamar Ben Gvir sabrant le champagne lundi à la Knesset ont particulièrement choqué. Désormais, dénonce la militante, les colons n’auront plus aucune limite en Cisjordanie : « Les conséquences sont très graves. Cette loi donne au gouvernement israélien un cadre légal pour permettre l’assassinat des prisonniers palestiniens. Cela viole le droit international, la Convention de Genève qui parle des Palestiniens comme des prisonniers de guerre et nous donne des droits. » La militante des droits de l’homme en appelle à la communauté internationale, à tous les pays qui ont reconnu l’État de Palestine au mois de septembre, pour qu’ils prennent des sanctions contre l’État d’Israël.