Marine Le Pen relaxée dans une affaire dinjure publique envers une femme liée à lislam






Marine Le Pen relaxée par la justice

La députée RN a commenté, il y a près de sept ans, sur le réseau social X, la photo d’une ancienne étudiante avec un voile, désignée « jeune européenne de l’année 2019 ».

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Marine Le Pen lors du premier jour de son procès devant la cour d'appel de Paris, le 13 janvier 2026. (ALAIN JOCARD / AFP)
Marine Le Pen lors du premier jour de son procès devant la cour d’appel de Paris, le 13 janvier 2026. (ALAIN JOCARD / AFP)

La cheffe de file de l’extrême droite, Marine Le Pen, a été relaxée, mardi 20 janvier, par le tribunal correctionnel de Paris, devant lequel une ancienne étudiante l’accusait d’injure publique pour l’avoir associée à l' »islam radical » du temps où elle était voilée. Cette affaire remonte à mars 2019, avant les élections européennes, quand la députée RN a commenté sur le réseau social X la photo d’une ancienne étudiante de l’Institut d’études politiques (IEP) de Bordeaux.

Cette dernière, Yasmine Ouirhane, âgée de 30 ans aujourd’hui, avait été désignée « jeune européenne de l’année 2019 » par une fondation allemande et s’en était félicitée en postant une photo d’elle en voile jaune, brandissant un drapeau européen. « L’Union européenne assume ses choix. (…) Pour nous, la promotion de l’islam radical c’est NON!! », avait commenté Marine Le Pen en republiant la photo.

La plaignante a raconté qu’être « comparée à des idées mortifères » a « bouleversé (son) parcours », émaillé de « menaces de mort » depuis. Mais le tribunal correctionnel a relaxé Marine Le Pen des poursuites pour injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion, estimant que ces termes ne « renvoient pas de manière évidente et objective au jihadisme, au terrorisme ou à des idéologies mortifères, mais uniquement à une pratique rigoriste de cette religion ».

Le tribunal a statué que « associer une personne à la pratique rigoriste d’une religion ne revêt (…) pas un caractère injurieux », lors du délibéré en présence de la plaignante, qui peut encore faire appel de la décision. Marine Le Pen n’était pas présente devant la 17e chambre correctionnelle ce jour-là car, à la même date, commençait son interrogatoire devant la cour d’appel sur l’île de la Cité, où elle est à nouveau jugée dans l’affaire des assistants d’eurodéputés FN. L’issue de ce procès en appel est décisive en vue d’une éventuelle candidature à la présidentielle de 2027.



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